État de la situation au 2011-juin-3 au sujet de l'ADN du chromosome Y des hommes qui descendent de Jean BOUGAREN dont le patronyme est aujourd'hui BEAUGRAND-dit-CHAMPAGNE, BEAUGRAND et CHAMPAGNE que nous désignerons par BC.
Deux nouveaux marqueurs SNP ont été découverts dans mon ADN-Y dans le cadre du projet Walk Through the Y (WTY) de FTDNA.
Les BC participant au projet Patronymique BEAUGRAND se sont tous révélés posséder ces deux mutations appelées L552 (2947377) et L553 (13087530). Leur position sur le ch Y est indiquée entre parenthèses.
Quatorze hommes ne portant pas le patronyme BC mais appartenant au même haplogroupe R-L2 se sont fait tester pour savoir s'ils possédaient aussi ces deux mutations. Or, il semble que ces deux mutations soient limitées aux BC.
Les ascendances documentées des BC convergent toutes sur Jean Baptiste BEAUGRAND, fils unique survivant du couple Jean BC et Marguerite SAMSON.
Ils possèdent par surcroît tous la même signature ADN-Y.
On peut donc raisonnablement conclure que leur signature ADN-Y est celle de l'ancêtre Jean Baptiste, et si ce dernier est bien le fils biologique de Jean BOUGAREN, ils possèdent la signature du premier BC à s'établir en terres d'Amérique.
Jean BOUGARAN
Sur les origines de l'ancêtre Jean Beaugrand dit Champagne
par Jacques P. Beaugrand
vendredi 3 juin 2011
Lieu dit BOUGAREN à Bernon, arr. de Sarzeau, Bretagne (Morbihan)
J'ai examiné à nouveau la signature de l'ancêtre Jean BEAUGRAND-CHAMPAGNE.
Il signa une première fois BOUGAR*N et la seconde BOUGUAR*N où le signe * pourrait être un e, o, ou a .. d'où Bougeran, Bougeren et Bougueron.
Dans les régistres paroissiaux de Sorel et région de Berthier, le nom de BEAUGRAND pour ses descendants ne se fixe que deux générations plus tard.
Grâce à Google qui archive systématiquement les anciens documents et qui rend ces trésors disponibles sur le web, j'ai découvert qu'il existe un lieu dit le Bougaren à Bernon près de Sarzeau, arrondissement de Vannes en lande Bretonne.
Si vous examinez la carte Cassini de cette région de Bretagne http://bit.ly/leVSP9
et celui des iles de Berthier/Sorel où s'établit notre homme (voir la carte affichée sur mon blogue Jean B. aimait la proximité de la mer*), on ne peut y trouver qu'une ressemblance. Pure coincidence sans doute...
Il signa une première fois BOUGAR*N et la seconde BOUGUAR*N où le signe * pourrait être un e, o, ou a .. d'où Bougeran, Bougeren et Bougueron.
Dans les régistres paroissiaux de Sorel et région de Berthier, le nom de BEAUGRAND pour ses descendants ne se fixe que deux générations plus tard.
Grâce à Google qui archive systématiquement les anciens documents et qui rend ces trésors disponibles sur le web, j'ai découvert qu'il existe un lieu dit le Bougaren à Bernon près de Sarzeau, arrondissement de Vannes en lande Bretonne.
Si vous examinez la carte Cassini de cette région de Bretagne http://bit.ly/leVSP9
et celui des iles de Berthier/Sorel où s'établit notre homme (voir la carte affichée sur mon blogue Jean B. aimait la proximité de la mer*), on ne peut y trouver qu'une ressemblance. Pure coincidence sans doute...
dimanche 6 juin 2010
Signature ADN-Y des descendants Beaugrand-dit-Champagne
ADN du chromosome Y des hommes BEAUGRAND-dit-CHAMPAGNE
À chacune des générations, l'ADN du chromosome Y (ADN-Y) est transmis intégralement de père en fils. Cet ADN-Y subit parfois de légères modifications, de telle sorte que des lignées fraternelles pourront après quelques générations présenter de légères variations qui permettront de les différencier. Sachant avec quelle fréquence moyenne ou probabilité de telles modifications se produisent, la comparaison du nombre de mutations séparant deux lignées pourra fournir un estimé du nombre de générations qui les séparent d'un ancêtre commun. Notre étude utilisant à la fois des données d'ADN-Y et des généalogies bien documentées révèle que ma signature d'ADN-Y est celle de Jean Baptiste, fils de l'ancêtre Jean BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE arrivé en Nouvelle France comme soldat avec le Régiment de Carignan en 1665. Ce dernier s'est établi à Berthier, puis à l'Isle du Pas située devant Berthier; cette île est séparée de Sorel par le Fleuve St-Laurent.
Nous avons trouvé que quatre signatures d'hommes BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE appartenant à deux lignages différents coincidaient parfaitement sur les douze premiers marqueurs. De plus, deux de ces signatures, de lignages différents, appartenaient au même haplogroupe (et au même sousclade) attestant posséder un ancêtre commun qui a vécu assez récemment.
On peut trouver des signatures BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE reposant sur les micosatellites STR à
.
Les cinq premières signatures illustrées par la base-de-données sont celles de descendants de l'ancêtre Jean BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE.
Des tests SNP qui servent à établir le sousclade révèlent les polymorphismes SNP suivants:
La présence de la mutation SNP M269+ indique que l'ADN-Y BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE appartient à l'haplogroupe R. La classification à jour pour cet haplogroupe se trouve à
Selon la classification de l'ISOGG (2009), la signature BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE serait R1b1b2a1a2d3* (R-L2* en notation brève).
L'histoire phylogénétique des SNPS des Beaugrand-Champagne et autres R-L2* serait la suivante:
"Adam en Afrique" > M89 > M9 > M207 > M173 > M343 > P25 > P297 > M269 > S116 > S28/U152 > L2/S139.
Les descendants de Français appartenant au même sousclade R-L2 on retrouve des
Perreault, Fortier, Le Forestier, Deveau, Largent, Hébert dit LeCompte, Roy dit Chastellereau, &c.

Le scénario le plus probable de "migration" (ou d'occupation successive de lieu en lieu) par les ancêtres de R-L2 pourrait être le suivant:
Sites des S28/U152 à consulter:
Les descendants S28/U152 connus aujourd'hui rapportent des ancêtres qui vécurent un peu partout en Europe de l'Ouest, en Écosse, en Irlande, sur la côte Ouest de l'Angleterre, dans le Sud de l'Allemagne, en Suisse, dans le Nord de l'Italie (Lombardie). Voir le site de David FAUX à ce sujet. Leur distribution sur le continent coïncide assez bien avec celle des Celtes Hallstatt-Latène, ce qui fait proposer à David FAUX que certains d'entre eux furent Celtes alpins.
Cette hypothèse se fonde uniquement sur des coincidences historiques et est très controversées pour l'instant.
Une distribution des origines ancestrales des R-U152/S28 en Eurasie a été compilée par David FAUX à
De plus en plus de Français découvrent qu'ils sont R-U152/S28, ce qui suggère que ce sousclade ait été Gaulois ou Belgae. Les Belgae occupaient toute la côte, depuis Lutèce-Paris jusqu'aux Pays-Bas. Les Belgae ont aussi colonisé les îles Britanniques.
On connait peu de choses à propos de l'ancêtre Jean BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE. On ne connait pas sa véritable région d'origine, ni même son véritable nom de famille qui pourrait être aussi bien Bougaren, Bougaran, Bougron, Bourgueron ou Beaugrand.
Les recherches d'ADN sur R-L2, Beaugrand et Champagne se poursuivent. Tenez-moi au courant de vos réflexions à ce sujet.
Pour faire décrire votre ADN, joignez-vous au projet ADN Héritage Français à www.adnfrancais.org
Il existe aussi un projet ADN Beaugrand et un autre Champagne.
Jacques P. Beaugrand
Dunham, Québec, Ca
6 juin 2010
À chacune des générations, l'ADN du chromosome Y (ADN-Y) est transmis intégralement de père en fils. Cet ADN-Y subit parfois de légères modifications, de telle sorte que des lignées fraternelles pourront après quelques générations présenter de légères variations qui permettront de les différencier. Sachant avec quelle fréquence moyenne ou probabilité de telles modifications se produisent, la comparaison du nombre de mutations séparant deux lignées pourra fournir un estimé du nombre de générations qui les séparent d'un ancêtre commun. Notre étude utilisant à la fois des données d'ADN-Y et des généalogies bien documentées révèle que ma signature d'ADN-Y est celle de Jean Baptiste, fils de l'ancêtre Jean BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE arrivé en Nouvelle France comme soldat avec le Régiment de Carignan en 1665. Ce dernier s'est établi à Berthier, puis à l'Isle du Pas située devant Berthier; cette île est séparée de Sorel par le Fleuve St-Laurent.
Nous avons trouvé que quatre signatures d'hommes BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE appartenant à deux lignages différents coincidaient parfaitement sur les douze premiers marqueurs. De plus, deux de ces signatures, de lignages différents, appartenaient au même haplogroupe (et au même sousclade) attestant posséder un ancêtre commun qui a vécu assez récemment.
On peut trouver des signatures BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE reposant sur les micosatellites STR à
.Les cinq premières signatures illustrées par la base-de-données sont celles de descendants de l'ancêtre Jean BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE.
Des tests SNP qui servent à établir le sousclade révèlent les polymorphismes SNP suivants:
- Dérivés (positifs): M173+ M207+ M269+ M343+ P25+ S116+ U152/S28+ L2/S139+
- Ancestraux (négatifs= non possédés): M96- M304- M175-(DEL) M122- M167- M126- M153- M160- M18- M222- M37- M65- M73- P107- P66- SRY2627- U106- U198- S21- M228- L20- L3- L135- L196-
La présence de la mutation SNP M269+ indique que l'ADN-Y BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE appartient à l'haplogroupe R. La classification à jour pour cet haplogroupe se trouve à

Selon la classification de l'ISOGG (2009), la signature BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE serait R1b1b2a1a2d3* (R-L2* en notation brève).
L'histoire phylogénétique des SNPS des Beaugrand-Champagne et autres R-L2* serait la suivante:
"Adam en Afrique" > M89 > M9 > M207 > M173 > M343 > P25 > P297 > M269 > S116 > S28/U152 > L2/S139.
Les descendants de Français appartenant au même sousclade R-L2 on retrouve des
Perreault, Fortier, Le Forestier, Deveau, Largent, Hébert dit LeCompte, Roy dit Chastellereau, &c.

Le scénario le plus probable de "migration" (ou d'occupation successive de lieu en lieu) par les ancêtres de R-L2 pourrait être le suivant:
- M168 sort de la Corne d'Afrique il y a entre -78k à -50k années et passe sur la péninsule Arabique et acquiert M89 devenant ainsi de l'hg F*.
- Un F* se déplace vers l'Est vers l'Iran puis vers le Nord occupe l'Afganistan où il acquiert M9 et devient hg K.
- Il y a environ 35k ans, un K* vivant au Kasakhstan ou en Asie de l'Ouest (Irkoust) acquiert la mutation M207 et devient R*.
- Un R* de l'Oural passe en Europe Est il y a environ 30k ans; un descendant acquiert la mutation M343 devenant hg R1b.
- R1b passe en Europe centrale il y 25k; un descendant acquiert la mutation P25, devenant hg R1b1.
- R1b1 se multiple en Europe centrale ; un descendant acquiert P297, devenant hg R1b1b*
- Un P25 acquiert la mutation M269 et passe en Europe occidentale et s'y multiplie comme hg R1b1b2.
- La glaciation se met en place et R1b1b2 survit dans des refuges méridionaux (dont le franco-cantabrien, l'italien, le carparthe).
- Durant le paroxysme glacial ou peu après, un homme acquiert la mutation P312/S116 devenant de hg R1b1b2a1a2.
- Il y a 7 à 5k ans, un européen R1b1b2a1a2 acquiert la mutation S28/U152 et devient R1b1b2a1a2d (R-U152).
- Un de ses descendans européens acquiert L2 devenant R1b1b2a1a2d3 (R-L2*). On pense que cela s'est produit il y 3k ans.
Sites des S28/U152 à consulter:
Les descendants S28/U152 connus aujourd'hui rapportent des ancêtres qui vécurent un peu partout en Europe de l'Ouest, en Écosse, en Irlande, sur la côte Ouest de l'Angleterre, dans le Sud de l'Allemagne, en Suisse, dans le Nord de l'Italie (Lombardie). Voir le site de David FAUX à ce sujet. Leur distribution sur le continent coïncide assez bien avec celle des Celtes Hallstatt-Latène, ce qui fait proposer à David FAUX que certains d'entre eux furent Celtes alpins.
Cette hypothèse se fonde uniquement sur des coincidences historiques et est très controversées pour l'instant.
Une distribution des origines ancestrales des R-U152/S28 en Eurasie a été compilée par David FAUX à

De plus en plus de Français découvrent qu'ils sont R-U152/S28, ce qui suggère que ce sousclade ait été Gaulois ou Belgae. Les Belgae occupaient toute la côte, depuis Lutèce-Paris jusqu'aux Pays-Bas. Les Belgae ont aussi colonisé les îles Britanniques.
On connait peu de choses à propos de l'ancêtre Jean BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE. On ne connait pas sa véritable région d'origine, ni même son véritable nom de famille qui pourrait être aussi bien Bougaren, Bougaran, Bougron, Bourgueron ou Beaugrand.
Les recherches d'ADN sur R-L2, Beaugrand et Champagne se poursuivent. Tenez-moi au courant de vos réflexions à ce sujet.
Pour faire décrire votre ADN, joignez-vous au projet ADN Héritage Français à www.adnfrancais.org
Il existe aussi un projet ADN Beaugrand et un autre Champagne.
Jacques P. Beaugrand
Dunham, Québec, Ca
6 juin 2010
jeudi 12 juin 2008
Naissance de Jean Bougaran/Beaugrand dit Champagne

Nous possédons un acte de naissance d'un Jean Beaugrand né le 13 août 1641 à Saint-Germain-en-Laye (près de Paris).
Nous en possédons un autre acte, cette fois d'un Jean Bougaran né le 21 novembre 1641à Ploudalmézeau dans le Finistère (Bretagne).

Ce dernier me semble être davantage celui de notre ancêtre que le premier et cela pour diverses raisons.
Nous en possédons un autre acte, cette fois d'un Jean Bougaran né le 21 novembre 1641à Ploudalmézeau dans le Finistère (Bretagne).

Ce dernier me semble être davantage celui de notre ancêtre que le premier et cela pour diverses raisons.
- Le recensement qui a eu lieu au printemps ou durant l'été 1681 lui donne 40 ans (il en aura 41 le 21 novembre suivant).
- Il signe " Gean Bougeren " (greffe Adhémar, 25-6-1676) et " Gean Bougueren " le 26-8-1699 (convention privée avec Prudent Bougret).
Le patronyme Beaugrand est déjà établi dans tous les régistres de Saint-Germain-en-Laye à cette époque. Il n'y a pas d'ambiguité possible entre Bougaren et Beaugrand. - L'ancêtre s'établit dans un pays (Berthier et Isle Dupas) qui ressemble davantage au littoral breton qu'à la ville royale qu'est Saint-Germain-en-Laye à la même époque.
lundi 26 mai 2008
Habitations de Jean Beaugrand
Voici les lieux connus où habita l’ancêtre Jean Beaugrand/Bougaran dit Champagne.
En tout premier lieu il participa à la contruction du Fort Richelieu à Sorel. C'est sa compagnie (de Sorel) qui fut chargée de défricher le futur emplacement du fort et de la construction en (3).
A sa libération du service, il se fit octroyer un lot sur la rive Nord du Fleuve Saint-Laurent dans la seigneurerie de Villemur d'Autray. Il s'agit du deuxième lot en amont de celui où se trouve l'église aujourd'hui (1). Bougaran fut un des trois premiers habitants de Berthier.
Il acheta ensuite (ou échangea) une terre sur l'Île Du Pas (Dupas) en (2).
Pour voir sur Google-Map.
Fort Richelieu (Sorel) est situé à 7,1 km à vol d’oiseau de la maison de l’Île Dupas. Le courant sur le Fleuve Saint-Laurent étant très fort, pour traverser le Fleuve et se rendre à Sorel en barque ou en canot il fallait d’abord se rendre plus en amont à travers les iles puis traverser le Fleuve en diagonale profitant du courant. L’hiver la traversée pouvait se faire sur la glace ou en partie à l’aide de barques.
En tout premier lieu il participa à la contruction du Fort Richelieu à Sorel. C'est sa compagnie (de Sorel) qui fut chargée de défricher le futur emplacement du fort et de la construction en (3).
A sa libération du service, il se fit octroyer un lot sur la rive Nord du Fleuve Saint-Laurent dans la seigneurerie de Villemur d'Autray. Il s'agit du deuxième lot en amont de celui où se trouve l'église aujourd'hui (1). Bougaran fut un des trois premiers habitants de Berthier.
Il acheta ensuite (ou échangea) une terre sur l'Île Du Pas (Dupas) en (2).
Pour voir sur Google-Map.
Fort Richelieu (Sorel) est situé à 7,1 km à vol d’oiseau de la maison de l’Île Dupas. Le courant sur le Fleuve Saint-Laurent étant très fort, pour traverser le Fleuve et se rendre à Sorel en barque ou en canot il fallait d’abord se rendre plus en amont à travers les iles puis traverser le Fleuve en diagonale profitant du courant. L’hiver la traversée pouvait se faire sur la glace ou en partie à l’aide de barques.
vendredi 9 mai 2008
Notre Beaugrand aimait la proximité de la "mer"
Notre Jean Beaugrand aimait la proximité de la "mer".
Le régiment de Carignan comptait 11 soldats dont le nom de guerre était Champagne.
Il n'y avait qu'un seul Champagne par compagnie, sans doute pour éviter la possibilité de confusion. Pour plusieurs de ceux-là, excluant notre Beaugrand-Champagne, nous connaissons la paroisse d'origine. Or aucun d'eux ne venait de la province de Champagne. Pourquoi alors exiger de Beaugrand-dit-Champagne que ses origines soient champenoises? Un nom de guerre n'avait-il pas pour fonction de brouiller les cartes quant aux origines des soldats qui le portaient?
Notre Beaugrand s'est établi sur le bord du Fleuve StLaurent d'abord à D'Autray, puis à Berthier, puis enfin à l'Ile Dupas en pleine "mer". En effet, l'île Dupas est un milieu maritime très rude, une île battue constamment par le vent et le froid.
Jean Bougaran venait sans doute d'un bord de mer et il retrouvait sur cette île un peu de sa Bretagne ou de sa Normandie.
Quel Parisien, en effet, irait s'établir sur une île déserte au milieu du Fleuve, entourée à perte de vue de battures de roseaux et de quenouilles, où chaque déplacement doit être fait en canot ou en barque à fond plat, et où le quotidien est fait de gibelotte de poisson, de cuisses de grenouilles, de rhizomes de quenouilles, et d'oeufs d'oiseaux aquatiques en saison?
Il fallait aussi qu'il sache habilement naviguer en barque ou en canot pour traverser ce que nous appelons aujourd'hui le "chenail" pour aller jusqu'à la ville de Sorel de l'autre côté de la rive, pour y acheter des vivres, faire baptiser, se faire soigner.
À mon avis, notre Gean Bougaran avait le pied marin et était originaire du Finistère en Bretagne, de la région Quimper, 29.
Le régiment de Carignan comptait 11 soldats dont le nom de guerre était Champagne.
Il n'y avait qu'un seul Champagne par compagnie, sans doute pour éviter la possibilité de confusion. Pour plusieurs de ceux-là, excluant notre Beaugrand-Champagne, nous connaissons la paroisse d'origine. Or aucun d'eux ne venait de la province de Champagne. Pourquoi alors exiger de Beaugrand-dit-Champagne que ses origines soient champenoises? Un nom de guerre n'avait-il pas pour fonction de brouiller les cartes quant aux origines des soldats qui le portaient?
Notre Beaugrand s'est établi sur le bord du Fleuve StLaurent d'abord à D'Autray, puis à Berthier, puis enfin à l'Ile Dupas en pleine "mer". En effet, l'île Dupas est un milieu maritime très rude, une île battue constamment par le vent et le froid.
Jean Bougaran venait sans doute d'un bord de mer et il retrouvait sur cette île un peu de sa Bretagne ou de sa Normandie.
Quel Parisien, en effet, irait s'établir sur une île déserte au milieu du Fleuve, entourée à perte de vue de battures de roseaux et de quenouilles, où chaque déplacement doit être fait en canot ou en barque à fond plat, et où le quotidien est fait de gibelotte de poisson, de cuisses de grenouilles, de rhizomes de quenouilles, et d'oeufs d'oiseaux aquatiques en saison?
Il fallait aussi qu'il sache habilement naviguer en barque ou en canot pour traverser ce que nous appelons aujourd'hui le "chenail" pour aller jusqu'à la ville de Sorel de l'autre côté de la rive, pour y acheter des vivres, faire baptiser, se faire soigner.
À mon avis, notre Gean Bougaran avait le pied marin et était originaire du Finistère en Bretagne, de la région Quimper, 29.
Origines du nom-dit "Champagne"
D'où vient le nom-dit de «Champagne» que portait Jean Bougaran et que portent encore plusieurs de ses descendants?
Un nom de guerre?
Le nom-dit de Champagne a pu être son nom de guerre ou de compagnie. Ainsi lorsqu'un simple soldat s'enrôlait dans l'armée il n'avait plus le droit de se faire appeler par son nom de famille, sauf s'il était officier ou noble. Il choisissait un surnom ou le sergent recruteur lui en attribuait un. C'est une pratique encore en vigueur par ex. dans la légion étrangère française et dans les communautés religieuses.
Il faut comprendre que la conception des droits individuels n'était pas la même il y a 400 ans. Lorsqu'un citoyen s'enrôlait, c'est qu'il s'engageait à faire corps avec une compagnie ou avec une armée et à ne plus agir qu'avec elle au service du roi.
Porter un nom de guerre avait plusieurs fonctions.
1. L'asservissement aux ordres des supérieurs.
2. La possibilité d'agir anonymement sans qu'il y ait possibilité de représailles. Ainsi l'armée avait comme tâche de maintenir l'ordre et d'intervenir partout en France, même dans son village natal. Agissant sous le couvert de l'anonymat, il était plus difficile pour par ex. des insurgés de s'en prendre à la famille du soldat.
L'armée avait aussi la possibilité de sévir contre un soldat sans que la famille du concerné ne puisse être avertie avant le fait et ne puisse faire opposition politique.
3. La facilité de mémoriser et de retenir des noms pour les officiers. Dans un jeu d'échec les pièces portent par convention les mêmes noms d'une joute à l'autre. Le roi, le fou, la reine, &c.
Il en est de même dans une compagnie. Les soldats portent un certain nombre de noms qui reviennent le plus souvent d'une compagnie à l'autre.
Ainsi le surnom de "Champagne" ne se produit qu'une seule fois par compagnie dans le régiment de Carignan-Salières et 11 des compagnies ont leur "Champagne".
Voici les Champagne du Régiment et notez les compagnies auxquelles ils appartiennent (Co)
47 Berté, Jacques (Champagne), Co de Contrecœur
72 Bougrand/Bougaran Beaugrand , Jean (Champagne), Co de Saurel
103 Champagne, Co de Berthier
107 Champagne, Co de La Noraye
108 Champagne, Co de La Tour
118 Choquet, Nicolas (Champagne), Co de Salières
227 Handgrave, Pierre (Champagne), Co de Des Portes
285 Lambert, Aubin (Champagne), Co de Grandfontaine
310 Laurent, Christophe (Champagne), Co de Chambly
382 Monflet/Mouflet, Jean (Champagne),Co de La Varene
400 Paris, Jean (de) (Champagne), Co de Petit
Le nom de son lieu d'origine?
Pourquoi les appelait-on "Champagne" ? Sans doute parce qu'ils étaient originaires de la région de France qui s'appelait à l'époque "Champagne" et qui fut traversée par le Régiment de Carignan pour se rendre depuis la Lorraine jusqu'à LaRochelles. Le Régiment avait perdu de nombreux soldats et les sergents recruteurs recrutaient des "volontaires" dans tous les patelins où le Régiment passait ou séjournait afin de compléter les effectifs avant d'arriver au port d'embarquement. La distance à parcourir était d'environ 800 kilomètres.
Or, s'il s'avère que notre "Beaugrand" soit né à St-Germain-en-Laye (selon des sources récentes il était le fils de Barthélemy le boulanger et de Perette Bongare), il se serait trouvé très loin pour lépoque de la Champagne, puisque St Germain se trouve sur la Seine à l'Ouest de Paris, alors que le régiment passait au Sud-est, soit à au moins à 200 km de là.
Il faudra donc trouver une autre explication, à moins que Jean Beaugrand soit effectivement originaire de la Champagne ou que l'acte de naissance trouvé à St Germain ne soit pas le sien.
Il est aussi possible que la guerre qui sévissait dans les régions du Nord de la France, en Lorraine, au Luxembourg, en Belgique et dans les Flandres ait incité les parents Beaugrand de la Champagne à quitter leur province natale pour s'établir à St Germain et que l'ancêtre Jean y soit né.
Trajet approximativement suivi par le Régiment depuis la Lorraine jusqu'à Larochelle pour l'embraquement.
Un nom de guerre?
Le nom-dit de Champagne a pu être son nom de guerre ou de compagnie. Ainsi lorsqu'un simple soldat s'enrôlait dans l'armée il n'avait plus le droit de se faire appeler par son nom de famille, sauf s'il était officier ou noble. Il choisissait un surnom ou le sergent recruteur lui en attribuait un. C'est une pratique encore en vigueur par ex. dans la légion étrangère française et dans les communautés religieuses.
Il faut comprendre que la conception des droits individuels n'était pas la même il y a 400 ans. Lorsqu'un citoyen s'enrôlait, c'est qu'il s'engageait à faire corps avec une compagnie ou avec une armée et à ne plus agir qu'avec elle au service du roi.
Porter un nom de guerre avait plusieurs fonctions.
1. L'asservissement aux ordres des supérieurs.
2. La possibilité d'agir anonymement sans qu'il y ait possibilité de représailles. Ainsi l'armée avait comme tâche de maintenir l'ordre et d'intervenir partout en France, même dans son village natal. Agissant sous le couvert de l'anonymat, il était plus difficile pour par ex. des insurgés de s'en prendre à la famille du soldat.
L'armée avait aussi la possibilité de sévir contre un soldat sans que la famille du concerné ne puisse être avertie avant le fait et ne puisse faire opposition politique.
3. La facilité de mémoriser et de retenir des noms pour les officiers. Dans un jeu d'échec les pièces portent par convention les mêmes noms d'une joute à l'autre. Le roi, le fou, la reine, &c.
Il en est de même dans une compagnie. Les soldats portent un certain nombre de noms qui reviennent le plus souvent d'une compagnie à l'autre.
Ainsi le surnom de "Champagne" ne se produit qu'une seule fois par compagnie dans le régiment de Carignan-Salières et 11 des compagnies ont leur "Champagne".
Voici les Champagne du Régiment et notez les compagnies auxquelles ils appartiennent (Co)
47 Berté, Jacques (Champagne), Co de Contrecœur
72 Bougrand/Bougaran Beaugrand , Jean (Champagne), Co de Saurel
103 Champagne, Co de Berthier
107 Champagne, Co de La Noraye
108 Champagne, Co de La Tour
118 Choquet, Nicolas (Champagne), Co de Salières
227 Handgrave, Pierre (Champagne), Co de Des Portes
285 Lambert, Aubin (Champagne), Co de Grandfontaine
310 Laurent, Christophe (Champagne), Co de Chambly
382 Monflet/Mouflet, Jean (Champagne),Co de La Varene
400 Paris, Jean (de) (Champagne), Co de Petit
Le nom de son lieu d'origine?
Pourquoi les appelait-on "Champagne" ? Sans doute parce qu'ils étaient originaires de la région de France qui s'appelait à l'époque "Champagne" et qui fut traversée par le Régiment de Carignan pour se rendre depuis la Lorraine jusqu'à LaRochelles. Le Régiment avait perdu de nombreux soldats et les sergents recruteurs recrutaient des "volontaires" dans tous les patelins où le Régiment passait ou séjournait afin de compléter les effectifs avant d'arriver au port d'embarquement. La distance à parcourir était d'environ 800 kilomètres.
Or, s'il s'avère que notre "Beaugrand" soit né à St-Germain-en-Laye (selon des sources récentes il était le fils de Barthélemy le boulanger et de Perette Bongare), il se serait trouvé très loin pour lépoque de la Champagne, puisque St Germain se trouve sur la Seine à l'Ouest de Paris, alors que le régiment passait au Sud-est, soit à au moins à 200 km de là.
Il faudra donc trouver une autre explication, à moins que Jean Beaugrand soit effectivement originaire de la Champagne ou que l'acte de naissance trouvé à St Germain ne soit pas le sien.
Il est aussi possible que la guerre qui sévissait dans les régions du Nord de la France, en Lorraine, au Luxembourg, en Belgique et dans les Flandres ait incité les parents Beaugrand de la Champagne à quitter leur province natale pour s'établir à St Germain et que l'ancêtre Jean y soit né.
Trajet approximativement suivi par le Régiment depuis la Lorraine jusqu'à Larochelle pour l'embraquement.
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