lundi 16 février 2026

SIGNATURE STR et SNP de l'ADN-Y des descendants de Jean BEAUGRAND-DIT-CHAMPAGNE

La signature du chromosome Y possédé par les descendants de Jean BEAUGRAND a été triangulée et le résultats a été porté au Catalogue de signatures ancestrales à https://www.francogene.com/triangulation/TRI0001.php

Les valeurs des marqueurs STR de cette signature sont décrites dans le projet BEAUGRAND à FTDNA à https://www.familytreedna.com/public/Beaugrand?iframe=ydna-results-overview
projet administré par Denis BEAUREGARD.

Le tableau qui suit reproduit les valeurs pour les 20 premiers marqueurs STR (Short Tandem Repeats) caractéristiques des BEAUGRAND-dit-CHAMPAGNE.



Pour rappel, l'ADN du chromosome Y des hommes BC appartient à l'haplogroupe
R-M269→U152→L553/BY3616→L552→BY33606
Le SNP terminal est à ce jour (Février 2016) le BY33606 à FTDNA où il repose sur les résultats de plusieurs tests Big-Y. 

Les deux BC qui ont fait séquencer complètement l'ADN de leur chromosome Y ont versé leurs résultats à YFULL.COM et leur haplogroupe est 
R-M269→U152→L553/BY3616 R-Y34420 R-Y109619


Pour visualiser les deux BC dans l'arbre de YFULL.COM cliquer le lien suivant: 
https://www.yfull.com/tree/R-S7402/  





 

dimanche 15 février 2026

Mon site personnel se trouve à https://miroise.org/
Il est peut-être encore fonctionnel.

 Séquençage complet de l'ADN-Y (chromosome Y) de trois descendants de Jean BEAUGAND.

Voici les résultats des séquençages complets de l'ADN des chromosomes Y de trois descendants de Jean BEAUGRAND.  Le chromosome Y étant transmis quasi-intégralement de père en fils, leur chromosome Y donc est celui de Jean BEAUGRAND.

Les séquençage ont été réalisés par YSEQ


Premier (Jacques)  November, 2019

The complete path on the YFull tree is:

A0-T > A1 > A1b > BT > CT > CF > F > GHIJK > HIJK > IJK > K > K2 > K2b > P > P1 > P-P337 > P-P226 > R > R-Y482 > R1 > R1b > R-L754 > R-L389 > R-P297 > R-M269 > R-L23 > R-L51 > R-L52 > R-L151 > R-P312 > R-U152 > R-L2 > R-Z49 > R-Z142 > R-S7402 > R-BY3616

The phylo-equivalent SNPs to L553 are verified as:

Y34430 C+
Y34432 A+
Y34418 A+
L553 T+
Y34431 G+

Y34421 G+

Y34426 C+

Y34422 A+

Y34425 T+

Y34420 T+

L552 G+

Y34433 T+

Y34429 T+

Y34424 C+

Y34434 T+

BY33600 C+

Y34427 C+

Y34417 G+

Y34423 A+

Y34428 (not covered)

BY3616 G+

Y34416 A+

Y142069 C+

Y34419 G+

Y36319 A+

BY33574 / Y38278 C+

Y34435 A+


The novel SNPs found in this sample are (hg38 positions):

A25730 chrY:7080350 G to C  (Jacques Raymond Luc)

A25731 chrY:8243782 T to G (Jacques Raymond Luc)

A25732 chrY:11811138 C to T (Jacques Raymond Luc)

A25733 chrY:15070383 A to G (Jacques Raymond Luc)

A25734 chrY:15625466 T to A (Jacques Luc)

A25735 chrY:16687527 T to C (Jacques Raymond Luc)

A25736 chrY:19519701 G to T (Jacques Raymond Luc)

A25737 chrY:19634448 C to T (Jacques Luc)


--
Deuxième (Luc) 18 January, 2020

The complete path on the YFull tree is:

A0-T > A1 > A1b > BT > CT > CF > F > GHIJK > HIJK > IJK > K > K2 > K2b > P > P1 > P-P337 > P-P226 > R > R-Y482 > R1 > R1b > R-L754 > R-L389 > R-P297 > R-M269 > R-L23 > R-L51 > R-L52 > R-L151 > R-P312 > R-U152 > R-L2 > R-Z49 > R-Z142 > R-S7402 > R-BY3616

The phylo-equivalent SNPs to R1b-BY3616 are verified as:

BY3616 G+

Y34421 G+

Y34430 C+

Y34432 A+

Y34418 A+

L553 T+

Y34431 G+

Y34422 A+

Y34425 T+

Y34426 C+

Y34420 T+

L552 G+

Y34433 T+

Y34429 T+

Y34424 C+

Y34434 T+

BY33600 C+

Y34427 C+

Y34417 G+

Y34423 A+

Y34428 A+

Y142069 C+

Y34416 A+

Y34419 G+

BY33574/Y38278 C+

Y36319 A+

Y34435 A+


No novel SNP found in this sample.


Les mêmes SNP que ceux de Jacques ont été trouvés, ces SNP ayant été déjà enregistrés lors du séquençage de Jacques.
--

Troisième (Raymond)  December, 2020

The complete path on the YFull tree is:

A0-T > A1 > A1b > BT > CT > CF > F > GHIJK > HIJK > IJK > K > K2 > K2b > P > P1 > P-P337 > P-P284 > P-P226 > R > R-Y482 > R1 > R1b > R-L754 >R-L389 > R-P297 > R-M269 > R-L23 > R-L51 > R-L52 > R-L151 > R-P312 >R-U152 > R-L2 > R-Z49 > R-Z142 > R-S7402 > R-BY3616

 The phylo-equivalent SNPs to R-BY3616 are verified as:

 Y34420 T+
Y34427 C+
Y34435 A+

Y34428 A+

Y34417 G+

Y34418 A+

L552 G+

BY33600 C+

Y34432 A+

Y36319 A+

Y34426 C+

Y34433 T+

Y34431 G+

Y34424 C+

L553 T+

Y34425 T+

BY3616 G+

Y83926 A+

Y142069 C+

Y34416 A+

Y34434 T+

BY33574/Y38278 C+

Y34429 T+

Y34419 G+

Y34423 A+

Y34430 C+

Y34422 A+

Y34421 G+

NO novel SNPs found in sample Raymond (hg38 positions) 
Les mêmes SNP que ceux de Jacques et Luc ont été trouvés, ces SNP ayant été déjà enregistrés lors du séquençage de Jacques.

Jacques et Luc sont distants de 18 événements générationnels de Raymond.

==

Certains SNP présents chez Jacques/Luc sont absents chez Raymond.
(à suivre)









 Un CHAMPAGNE m'a demandé par messagerie personnelle comment faire pour "prouver" qu'il était un authentique descendant de Jean BEAUGRAND dit CHAMPAGNE.

On estime entre 1% et 4% les "déviations de paternité" qui sont dues à soit à des erreurs cléricales ou de documentation, suite à une adoption, ou à une assimilation silencieuse, &c.
La généalogie génétique peut ici aider à démontrer une descendance effective.
En effet, les hommes héritent du chromosome Y de leur père. En appliquant ce principe tout le long du patrilignage (=la lignée des pères) un BEAUGRAND-CHAMPAGNE (BC) devrait en principe posséder le chromosome Y du premier arrivant, ou celui de son fils unique survivant Jean-Baptiste BC (m. GUIGNARD, Françoise).
Or, la signature du chromosome Y de l'ancêtre BC a été triangulée en 2009 à partir de celles de plusieurs descendants et inscrite au Catalogue de signatures ancestrales à http://www.francogene.com/triangulation/TRI0001.php
Tout homme peut donc commander un test ADN-Y et comparer sa signature à celle qui a été portée au Catalogue pour son présumé ancêtre en patrilignage.
Or, il existe une façon plus simple et moins onéreuse de faire cette vérification en commandant la mutation SNP la plus récente qui a été trouvée chez les BC.
Les SNP les plus récents du sentier phylogénétique des BC sont les suivants: BY3616>L552>Y34426>BY33606
L'arborescence correspondante à ce sentier est illustrée sur la figure ci-joint.
Y34426 est connu comme étant présent chez les hommes descendants en filiation directe de George WELLS (né en 1785 en Angleterre) et chez les hommes BC.
Par contre, le SNP terminal BY33606 est typique des BC et c'est la présence de ce SNP qui devrait être testée dans votre ADN-Y ou dans celui d'un frère ou père. Si vous portez le nom de BEAUGRAND ou CHAMPAGNE et que votre ADN-Y porte la mutation BY33606 vous pouvez conclure avec certitude que votre ancêtre en patrilignage était bien Jean BEAUGRAND-dit-CHAMPAGNE.
Si vous avez été testé à FTDNA, il s'agit de commander chez eux le SNP BY33606. Denis BEAUREGARD, le dévoué administrateur du projet French Heritage à FTDNA vous indiquera comment procéder pour commander un SNP à FTDNA.
Si vous n'avez jamais été testé pour votre ADN-Y, le plus simple est de commander à la pièce le SNP Y34424 (en fait un SNP synonyme) auprès de la plateforme YSeq.net
Le coût du test auprès de YSEQ est de 19$USD (trousse comprise).
Si vous avez des questions n'hésitez pas!






 𝐔𝐧 𝐩𝐞𝐮 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐫𝐢𝐠𝐢𝐧𝐞𝐬 ancestrales 𝐝𝐞 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐁𝐎𝐔𝐆A𝐑A𝐍

Si l'on se base sur les mutations SNP présentes dans l'ADN du chromosome Y, la lignée d'hommes originaire de France la plus apparentée à celle des hommes BEAUGRAND-CHAMPAGNE (descendants de Jean BOUGEREN) est, à ce jour, celle des hommes QUEVILLON (descendants de Adrien QUEVILLON, 1639-1689; originaire de St-Ouen-le-Mauger, Dieppe, Rouen, Normandie; décédé à Pointe-aux-Trembles).
La signature ADN-Y a été triangulée à partir de descendants QUÉVILLON qui possèdent Adrien QUEVILLON dans leur patrilignage. La triangulation se trouve à [http://www.francogene.com/triangulation/TRI0489.php](http://www.francogene.com/triangulation/TRI0489.php)
Pour rappel, la signature de l'ancêtre Jean-Baptiste BEAUGRAND-CHAMPAGNE a aussi été triangulée et se trouve à [http://www.francogene.com/triangulation/TRI0001.php](http://www.francogene.com/triangulation/TRI0001.php)
Les SNP terminaux des deux lignées sont différents, BY33606 dans le cas des BEAUGRAND-CHAMPAGNE et FT150995 dans le cas des QUÉVILLON. L'ancêtre commun le plus récent des deux lignées possédait le SNP BY3616 et aurait vécu 2,000 ans avant notre ère.
C'est assez lointain, j'en conviens, mais c'est une étape de plus vers la détermination des origines de notre ancêtre.
Le patronyme QUEVILLON est surtout présent dans la région de Rouen en Normandie. Il y existe un village appelé Quevillon, de même qu'un département du même nom
Comme mentionné plus haut, l'ancêtre commun le plus récent des lignées BEAUGRAND et QUEVILLON possédait le SNP BY3616 et aurait vécu 2,000 ans avant notre ère. Or, une sépulture ancienne possédant cette mutation SNP BY3616 a été trouvée par Patterson et al. (2021) au Sud-Est de l'Angleterre. Cette sépulture appelée KENT 19873 est celle d'un jeune garçon (7-9 ans) qui a vécu entre 400 et 200 avant notre ère pendant l'âge du fer européen. Elle a été trouvée dans la région maintenant connue sous le nom de "East Kent Access Road", Kent, Angleterre, à l'extrémité Sud-Est de l'île. Les ossements ont été trouvés sous un "cairn", une structure de pierres empilées formant un cône. Des analyses de l'ADN-Y ancien trouvé dans l'os pétreux montrent la présence du sentier de mutations SNP U152>L2>Z49> Z142 > Z12222> BY3616 dans son ADN-Y. Pour rappel, les hommes BEAUGRAND-CHAMPAGNE sont U152>L2>Z49>Z142 >Z12222 >BY3616> L552> Y34426>BY33606.
Cette sépulture a été associée au groupe culturel "Iron Age Britain". Il y a 500 ans avant notre ère la région du Kent était habitée et contrôlée par la tribu des Cantiaci (à Googler). Il s'agit de celtes Belgae cousins et alliés des Gaulois. Selon Patterson et al. (2021), c'était un lieu fréquenté par ceux qui passaient de la Grande Bretagne vers le continent ou vice-versa.
La conquête romaine de la Grande-Bretagne ne débuta qu'en 43 après JC, ce qui implique que des hommes U152>L2>..>BY3616 étaient déjà présents en Grande Bretagne avant la colonisation romaine.
Je n'ai pas pour le moment plus de détails sur cette sépulture (sur la présence d'artefacts dans la tombe, ni sur sa signature STR, &), mais j'espère en trouver.
En passant, je ne veux pas insinuer que les BC descendons de KENT 19873, bien que ce soit du domaine du possible que nous soyons une branche collatérale. Pour le moment, nous pouvons simplement affirmer que l'homme KENT 19873, les hommes BEAUGRAND-CHAMPAGNE, les hommes QUEVILLON et trois lignées d'hommes anglais (dont des GREENWELL, des WELLS) possèdent tous en commun un ancêtre BY3616.
Référence:
Patterson, N., Isakov, M., Booth, T. et al. Large-scale migration into Britain during the Middle to Late Bronze Age. Nature 601, 588–594 (2021). [https://doi.org/10.1038/s41586-021-04287-4](https://doi.org/10.1038/s41586-021-04287-4)

 Les descendants de Jean BEAUGRAND-dit-CHAMPAGNE ont une page Face Book à 

https://www.facebook.com/groups/138773848106793


Il y a 4,000 ans les branches d’hommes Beaugrand, Perrot (à Pierre), Belhumeur-Blosse et Soucy-Lavigne n’en formaient qu’une seule, la Z142.

Il y a environ 4,000 ans les branches des hommes Beaugrand, Perrot (à Pierre), Belhumeur-Blosse et Soucy-Lavigne n’en formaient qu’une seule, la Z142. L’arborescence présentée à la Figure 1 illustre schématiquement comment ces lignées se sont différenciées à partir de la lignée Z142 pour former quatre branches d’hommes distinctes qui persistent jusqu’à nos jours.

Figure 1. Différenciation en aval du SNP Z142 de quatre lignées d’hommes que l’on trouve au Québec de nos jours et qui avaient le même ancêtre patrilinéaire il y a ~4,000 ans.

Seuls les hommes peuvent transmettre leur chromosome Y à leur garçon lors de la fécondation. Ce père l’a reçu de son père, qui l’a à son tour reçu de son propre père. Ce chromosome Y suit la lignée des pères, le patrilignage.  Le chromosome Y comprend environ 57 millions de paires de bases azotées. Pour rappel, les quatre bases sont l’Adénine, la Cytosine, la Guanine et la Thymine, d’où l’alphabet de base de l’ADN basé sur la première lettre de ces 4 bases: A, C, G, T. 

Au moment de la production des spermatozoïdes, il arrive que des mutations se produisent dans l’ADN du chromosome Y et qu’un fils n’hérite pas une copie exacte du chromosome Y de son père. L’une des paires de bases à une position donnée peut s’être substituée à une autre, une paire additionnelle peut s’y être insérée ou, au contraire, une ou plusieurs paires peuvent aussi disparaître. Une fois qu’elles se produisent dans l’ADN du chromosome Y, les mutations sont transmises héréditairement. Les garçons de cet homme posséderont ces mêmes mutations dans leur ADN-Y et leurs fils les transmettront à leur tour à leurs propres fils si ces dernières ne rendent pas stérile leur porteur ou ne sont pas mortelles.  On estime qu’à chaque 100 ans environ une nouvelle mutation se produit dans l’ADN du chromosome Y d’une lignée d’hommes. On peut donc considérer le chromosome Y comme une archive cumulative des mutations produites dans une lignée d’hommes depuis les premiers hommes.

En suivant ces caractéristiques, il est ainsi possible de suivre les lignées d’hommes et de remonter à un homme qui fut, en principe, le premier à posséder un chromosome Y à l’origine d’une lignée d’hommes particulière.  Les chercheurs utilisent donc ces mutations pour suivre la phylogenèse de l’ADN du chromosome Y humain. Une mutation introduit donc une bifurcation entre la branche ancestrale qui se poursuit et une nouvelle branche qui en émerge, formant ainsi une dérivation. Les mutations retenues par les chercheurs pour reconstituer la phylogénèse de l’ADN s’appellent des SNP, pour <Singularité du Nucléotide Polymorphique>.  Chacune des nouvelles mutations SNP découverte dans l’ADN-Y reçoit un label et est cataloguée à http://ybrowse.org/gb2/gbrowse/chrY/?  en indiquant sa position sur le chromosome et la valeur ancestrale. La plupart des nouvelles mutations sont trouvées dans l’ADN des généalogistes qui se font tester pour mieux connaître leurs origines ancestrales. Le buisson de l’ADN-Y est dynamique et croît systématiquement plus de généalogistes décident de se faire tester.

Ainsi, les chromosomes Y des lignées des hommes Belhumeur-Blosse, des Perrot (lignée de Pierre), des Beaugrand-Champagne et des Soucy-Lavigne de la Figure 1 ont tous été testés pour leurs SNP. De plus, nous savons par triangulation que les lignées d’hommes Perrot. Beaugrand-Champagne et Soucy-Lavigne sont bien celles introduites en Nouvelle France par les premiers arrivants de leurs lignées respectives.  La lignée Belhumeur-Blosse est en voie de triangulation. 

Les triangulations de ces lignées ont été enregistrées au Catalogue de signatures ancestrales  à 
Catalogue de signatures ADN/DNA Signatures Catalogue

Les chromosomes Y de ces quatre lignées d’hommes appartiennent tous à l’haplogroupe majeur R-M269 et à une ramification de ce dernier appelée la branche R-U152. Cette branche U152 est considérée comme celle des <Celtes alpins>. Au cours des millénaires depuis son implantation en Europe à l’âge du fer il y a ~4500 ans, cette branche U152 a été l’objet de nombreuses mutations SNP.  Les chercheurs en généalogie génétique ont été en mesure, à partir des SNP apparus plus en aval de U152, de subdiviser les radiations de la branche U152 en plusieurs petites branches appelées sousclades et l’un de ces sousclades est défini par le SNP Z142. 

La phylogénèse des mutations SNP d’une branche patrilinéaire peut être représentée par le parcours séquentiel des SNP qui le composent. Ce parcours correspond aux haplogroupes successifs auxquels ont appartenu les ancêtres successifs de cette branche, depuis les premiers hommes africains jusqu’au SNP le plus récent de la branche.

La notation utilisée dans ce parcours pour en indiquer les étapes comprend d’abord le nom de l’haplogroupe majeur d’appartenance, par ex. l’haplogroupe R,  suivi du SNP qui sert de critère d’appartenance à cet haplogroupe ou au sousclade de cet haplogroupe.   

Voici le parcours que les quatre lignées d’hommes de la Figure 1 ont suivi depuis les premiers hommes africains jusqu’au SNP Z142:

[Premiers hommes] > A0-T-A2752 > A1-L985 >A1b-Z11900 >BT-M9379 >CT-CTS11575 > CF-PF2723 >F-CTS11726 > GHIJK-M3684 > HIJK-PF3494 > IJK-PF3497 > K-PF5459 > K2-PF5979 > K2bPF5990> P-PF5850 > P-M1254> P-PF5867> P-P337> P-P284> P-P226 > R-L248 > R-Y482> R1-F211> R1b-PF6090 >R-L754> R-L389> R-P297> R-M269> R-L23> R-L51> R-L52> R-L151> R-P312> R-U152 > R-L2 > R-Z49 > R-Z142

Dans ce parcours de SNP, le signe  > correspond à une descendance. Ainsi A1-L985 > A1b-Z11900 > BT-M9379 signifie que l’haplogroupe A1 est l’ancêtre de l’haplogroupe A1b et que A1b est le descendant de A1. A1b est également l’ancêtre de BT. BT descend de A1b. La descendance n’implique pas être le fils de l’ancêtre mais plutôt être un descendant de son descendant. 

La nomenclature utilisée dans le parcours plus haut est celle de Yfull. FTDNA  et ISOGG utilisent d’autres labels pour les mêmes SNP.

Ceux qui ont accès à internet peuvent examiner la <taxonomie> de l’arbre préparé par Yfull à  https://yfull.com/live/tree/A0-T/      

La section qui concerne R-Z142 et ses sousclades se trouve à https://yfull.com/live/tree/R-Z142/

Pour revenir à mon affirmation initiale, voulant que ces 4 lignées n’en formaient qu’une seule il y 4,000 ans, elle implique que ces quatre lignées d’hommes ont obligatoirement partagé un ancêtre commun à chacune des étapes depuis les premiers hommes (présumés africains) jusqu’à l’ancêtre R-Z142. En fait, ces lignées n’en formaient qu’une seule jusqu’au SNP Z142 et ce n’est qu’à partir d’il y a environ 3,500 ans qu’elles se sont différenciées les unes des autres. Tel qu’illustré à la Figure 1, le sousclade Z142 s’est alors subdivisé en d’autres sousclades, les FGC22963 et S7402. Puis, le sousclade S7402 a donné lieu à trois sousclades additionnels, conduisant de nos jours à des québécois portant les patronymes de Perrot (de Perrot Pierre), Beaugrand-Champagne, et Soucy-Lavigne.

Évidemment les lignées d’hommes concernées ne portaient pas nécessairement les noms que leurs descendants portent aujourd’hui. Les noms de famille fixes et héréditaires s’établirent au 10e siècle en France (pour les contrats et l’imposition). Il aura suffi que deux frères ou cousins choisissent des patronymes différents pour que leurs deux patronymes distincts se transmettent jusqu’à nous.

L’intérêt de faire tester <profondément> notre chromosome Y afin d’y trouver les SNP les plus récents, n’est pas uniquement d’identifier parfaitement l’haplogroupe auquel notre ADN-Y appartient.  Il permet aussi d’en découvrir la phylogénèse et de comprendre les liens de parenté qui existent entre diverses lignées d’hommes qui partagent, au moins en partie, un même parcours phylogénétique.

Plus les hommes feront tester leur Y pour connaître les mutations les plus récentes dans leur chromosome Y, plus l’arbre représentant la phylogénèse de l’ADN du chromosome Y humain deviendra détaillé et fleuri. Cela augmentera nos chances de trouver des concordants au niveau du parcours de l’haplogroupe. Des informations colligées sur les origines de ces lignées d’hommes pourront éventuellement nous aider à trouver les origines régionales de nos propres ancêtres.

À cette information phylogénétique s’ajouteront celles fournies par les recherches sur l’ADN ancien. L’archéogénétique a pris une expansion spectaculaire depuis 2013.

Nous pouvons déjà entrevoir les cultures successives auxquelles nos ancêtres participèrent, à la lumière de notre propre parcours phylogénétique, des découvertes faites grâce à l’ADN ancien et de l’histoire, sujet que j’aborderai dans une prochaine chronique.

Jacques P. BEAUGRAND PhD.

beaugrand.jacques@UQAM.ca

Dunham, 11 janvier 2021.