𝐔𝐧 𝐩𝐞𝐮 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐫𝐢𝐠𝐢𝐧𝐞𝐬 ancestrales 𝐝𝐞 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐁𝐎𝐔𝐆A𝐑A𝐍
dimanche 15 février 2026
𝐔𝐧 𝐩𝐞𝐮 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐫𝐢𝐠𝐢𝐧𝐞𝐬 ancestrales 𝐝𝐞 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐁𝐎𝐔𝐆A𝐑A𝐍
Les descendants de Jean BEAUGRAND-dit-CHAMPAGNE ont une page Face Book à https://www.facebook.com/groups/138773848106793
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Il y a 4,000 ans les branches d’hommes Beaugrand, Perrot (à Pierre), Belhumeur-Blosse et Soucy-Lavigne n’en formaient qu’une seule, la Z142
Il y a 4,000 ans les branches d’hommes Beaugrand, Perrot (à Pierre), Belhumeur-Blosse et Soucy-Lavigne n’en formaient qu’une seule, la Z142.
Il y a environ 4,000 ans les branches des hommes Beaugrand, Perrot (à Pierre), Belhumeur-Blosse et Soucy-Lavigne n’en formaient qu’une seule, la Z142. L’arborescence présentée à la Figure 1 illustre schématiquement comment ces lignées se sont différenciées à partir de la lignée Z142 pour former quatre branches d’hommes distinctes qui persistent jusqu’à nos jours.
Figure 1. Différenciation en aval du SNP Z142 de quatre lignées d’hommes que l’on trouve au Québec de nos jours et qui avaient le même ancêtre patrilinéaire il y a ~4,000 ans.
Seuls les hommes peuvent transmettre leur chromosome Y à leur garçon lors de la fécondation. Ce père l’a reçu de son père, qui l’a à son tour reçu de son propre père. Ce chromosome Y suit la lignée des pères, le patrilignage. Le chromosome Y comprend environ 57 millions de paires de bases azotées. Pour rappel, les quatre bases sont l’Adénine, la Cytosine, la Guanine et la Thymine, d’où l’alphabet de base de l’ADN basé sur la première lettre de ces 4 bases: A, C, G, T.
Au moment de la production des spermatozoïdes, il arrive que des mutations se produisent dans l’ADN du chromosome Y et qu’un fils n’hérite pas une copie exacte du chromosome Y de son père. L’une des paires de bases à une position donnée peut s’être substituée à une autre, une paire additionnelle peut s’y être insérée ou, au contraire, une ou plusieurs paires peuvent aussi disparaître. Une fois qu’elles se produisent dans l’ADN du chromosome Y, les mutations sont transmises héréditairement. Les garçons de cet homme posséderont ces mêmes mutations dans leur ADN-Y et leurs fils les transmettront à leur tour à leurs propres fils si ces dernières ne rendent pas stérile leur porteur ou ne sont pas mortelles. On estime qu’à chaque 100 ans environ une nouvelle mutation se produit dans l’ADN du chromosome Y d’une lignée d’hommes. On peut donc considérer le chromosome Y comme une archive cumulative des mutations produites dans une lignée d’hommes depuis les premiers hommes.
En suivant ces caractéristiques, il est ainsi possible de suivre les lignées d’hommes et de remonter à un homme qui fut, en principe, le premier à posséder un chromosome Y à l’origine d’une lignée d’hommes particulière. Les chercheurs utilisent donc ces mutations pour suivre la phylogenèse de l’ADN du chromosome Y humain. Une mutation introduit donc une bifurcation entre la branche ancestrale qui se poursuit et une nouvelle branche qui en émerge, formant ainsi une dérivation. Les mutations retenues par les chercheurs pour reconstituer la phylogénèse de l’ADN s’appellent des SNP, pour <Singularité du Nucléotide Polymorphique>. Chacune des nouvelles mutations SNP découverte dans l’ADN-Y reçoit un label et est cataloguée à http://ybrowse.org/gb2/gbrowse/chrY/? en indiquant sa position sur le chromosome et la valeur ancestrale. La plupart des nouvelles mutations sont trouvées dans l’ADN des généalogistes qui se font tester pour mieux connaître leurs origines ancestrales. Le buisson de l’ADN-Y est dynamique et croît systématiquement plus de généalogistes décident de se faire tester.
Ainsi, les chromosomes Y des lignées des hommes Belhumeur-Blosse, des Perrot (lignée de Pierre), des Beaugrand-Champagne et des Soucy-Lavigne de la Figure 1 ont tous été testés pour leurs SNP. De plus, nous savons par triangulation que les lignées d’hommes Perrot. Beaugrand-Champagne et Soucy-Lavigne sont bien celles introduites en Nouvelle France par les premiers arrivants de leurs lignées respectives. La lignée Belhumeur-Blosse est en voie de triangulation.
Les triangulations de ces lignées ont été enregistrées au Catalogue de signatures ancestrales à
Catalogue de signatures ADN/DNA Signatures Catalogue
Les chromosomes Y de ces quatre lignées d’hommes appartiennent tous à l’haplogroupe majeur R-M269 et à une ramification de ce dernier appelée la branche R-U152. Cette branche U152 est considérée comme celle des <Celtes alpins>. Au cours des millénaires depuis son implantation en Europe à l’âge du fer il y a ~4500 ans, cette branche U152 a été l’objet de nombreuses mutations SNP. Les chercheurs en généalogie génétique ont été en mesure, à partir des SNP apparus plus en aval de U152, de subdiviser les radiations de la branche U152 en plusieurs petites branches appelées sousclades et l’un de ces sousclades est défini par le SNP Z142.
La phylogénèse des mutations SNP d’une branche patrilinéaire peut être représentée par le parcours séquentiel des SNP qui le composent. Ce parcours correspond aux haplogroupes successifs auxquels ont appartenu les ancêtres successifs de cette branche, depuis les premiers hommes africains jusqu’au SNP le plus récent de la branche.
La notation utilisée dans ce parcours pour en indiquer les étapes comprend d’abord le nom de l’haplogroupe majeur d’appartenance, par ex. l’haplogroupe R, suivi du SNP qui sert de critère d’appartenance à cet haplogroupe ou au sousclade de cet haplogroupe.
Voici le parcours que les quatre lignées d’hommes de la Figure 1 ont suivi depuis les premiers hommes africains jusqu’au SNP Z142:
[Premiers hommes] > A0-T-A2752 > A1-L985 >A1b-Z11900 >BT-M9379 >CT-CTS11575 > CF-PF2723 >F-CTS11726 > GHIJK-M3684 > HIJK-PF3494 > IJK-PF3497 > K-PF5459 > K2-PF5979 > K2b–PF5990> P-PF5850 > P-M1254> P-PF5867> P-P337> P-P284> P-P226 > R-L248 > R-Y482> R1-F211> R1b-PF6090 >R-L754> R-L389> R-P297> R-M269> R-L23> R-L51> R-L52> R-L151> R-P312> R-U152 > R-L2 > R-Z49 > R-Z142
Dans ce parcours de SNP, le signe > correspond à une descendance. Ainsi A1-L985 > A1b-Z11900 > BT-M9379 signifie que l’haplogroupe A1 est l’ancêtre de l’haplogroupe A1b et que A1b est le descendant de A1. A1b est également l’ancêtre de BT. BT descend de A1b. La descendance n’implique pas être le fils de l’ancêtre mais plutôt être un descendant de son descendant.
La nomenclature utilisée dans le parcours plus haut est celle de Yfull. FTDNA et ISOGG utilisent d’autres labels pour les mêmes SNP.
Ceux qui ont accès à internet peuvent examiner la <taxonomie> de l’arbre préparé par Yfull à https://yfull.com/live/tree/A0-T/
La section qui concerne R-Z142 et ses sousclades se trouve à https://yfull.com/live/tree/R-Z142/
Pour revenir à mon affirmation initiale, voulant que ces 4 lignées n’en formaient qu’une seule il y 4,000 ans, elle implique que ces quatre lignées d’hommes ont obligatoirement partagé un ancêtre commun à chacune des étapes depuis les premiers hommes (présumés africains) jusqu’à l’ancêtre R-Z142. En fait, ces lignées n’en formaient qu’une seule jusqu’au SNP Z142 et ce n’est qu’à partir d’il y a environ 3,500 ans qu’elles se sont différenciées les unes des autres. Tel qu’illustré à la Figure 1, le sousclade Z142 s’est alors subdivisé en d’autres sousclades, les FGC22963 et S7402. Puis, le sousclade S7402 a donné lieu à trois sousclades additionnels, conduisant de nos jours à des québécois portant les patronymes de Perrot (de Perrot Pierre), Beaugrand-Champagne, et Soucy-Lavigne.
Évidemment les lignées d’hommes concernées ne portaient pas nécessairement les noms que leurs descendants portent aujourd’hui. Les noms de famille fixes et héréditaires s’établirent au 10e siècle en France (pour les contrats et l’imposition). Il aura suffi que deux frères ou cousins choisissent des patronymes différents pour que leurs deux patronymes distincts se transmettent jusqu’à nous.
L’intérêt de faire tester <profondément> notre chromosome Y afin d’y trouver les SNP les plus récents, n’est pas uniquement d’identifier parfaitement l’haplogroupe auquel notre ADN-Y appartient. Il permet aussi d’en découvrir la phylogénèse et de comprendre les liens de parenté qui existent entre diverses lignées d’hommes qui partagent, au moins en partie, un même parcours phylogénétique.
Plus les hommes feront tester leur Y pour connaître les mutations les plus récentes dans leur chromosome Y, plus l’arbre représentant la phylogénèse de l’ADN du chromosome Y humain deviendra détaillé et fleuri. Cela augmentera nos chances de trouver des concordants au niveau du parcours de l’haplogroupe. Des informations colligées sur les origines de ces lignées d’hommes pourront éventuellement nous aider à trouver les origines régionales de nos propres ancêtres.
À cette information phylogénétique s’ajouteront celles fournies par les recherches sur l’ADN ancien. L’archéogénétique a pris une expansion spectaculaire depuis 2013.
Nous pouvons déjà entrevoir les cultures successives auxquelles nos ancêtres participèrent, à la lumière de notre propre parcours phylogénétique, des découvertes faites grâce à l’ADN ancien et de l’histoire, sujet que j’aborderai dans une prochaine chronique.
Jacques P. BEAUGRAND PhD.
beaugrand.jacques@UQAM.ca
Dunham, 11 janvier 2021.
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Il faudrait ajouter à cette phylogénie rudimentaire les branches des hommes ayant Pierre LABRECQUE (m Jeanne CHOTARD) dans leur patrilignage, de même que ceux qui ont Adrien QUÉVILLON dans leur patrilignage.
Les sentiers des SNP caractérisant les haplogroupes d'appartenance sont, à ce jour (2026/04/19), les suivants:
LABRECQUE Z12222>BY3616>Y34421>L552
QUÉVILLON Z12222>BY3616>Y34421>L552>BY121791>FT150494>FT150995
BEAUGRAND Z12222>BY3616>Y34421>L552>Y34426>BY33606
Le sentier phylogénétique des hommes ayant Abraham LINCOLN dans leur patrilignage est
LINCOLN Z12222>FGC12378> FGC47869> BY5702> S20376> S18871> BY56066
/pjb
Triangulation de la signature ADN-Y de l’ancêtre Jean Beaugrand-dit-Champagne
Triangulation de la signature ADN-Y de l’ancêtre Jean Beaugrand-dit-Champagne
JaCQUES P. BEAUGRAND Ph.D.
Le présent exercice en généalogie par ADN (G/ADN) illustre comment nous avons procédé pour retrouver la signature ADN du chromosome Y de l’ancêtre des Beaugrand-dit-Champagne d’Amérique du Nord. Cette approche est connue sous le nom de « triangulation » [3]. Elle consiste à inférer la signature de l’ancêtre ciblé à partir de signatures de descendants avérés. Nous référant à la Figure 1, l’ancêtre fondateur ciblé par la présente étude est Jean Beaugrand-dit-Champagne, arrivé en Nouvelle France en 1665 avec le Régiment de Carignan. Il épousa Marguerite Samson. Le couple eut un fils qui assura leur descendance, Jean-Baptiste, les deux autres enfants étant présumés décédés en bas âge. Jean-Baptiste épousa Françoise Guignard d’Olonne et le couple eut deux fils, Antoine et Pierre-Simon. D’Antoine et Pierre-Simon descendent les Beaugrand-dit-Champagne d’origine Canadienne-française [4]. Les descendants des deux lignées portent aujourd’hui les patronymes de Beaugrand-dit-Champagne, Beaugrand ou encore Champagne (et variantes). Nous désignerons ici l’ensemble de ces descendants par le patronyme de Beaugrand-Champagne.
La tâche consiste à comparer les signatures ADN du chromosome Y de descendants avérés des lignées Antoine et Pierre-Simon. L’ADN formant le chromosome Y est transmis de père en fils de génération en génération. Cet ADN est, en règle générale, intégralement transmis au descendant qui le transmettra à son tour à sa filiation masculine. Tous les descendants masculins qui partagent un même ancêtre dans la lignée directe des pères, c.-à-d. en patrilignage, partagent donc la même signature qui est aussi celle de l’ancêtre, permettant ainsi l’étude des lignées d’hommes. Puisque les hommes transmettent le plus souvent un patronyme ou une variante de ce patronyme à leurs fils, cette signature ADN-Y peut aussi servir à identifier, parmi des homonymes, lesquels sont vraiment apparentés et possèdent un ancêtre commun. Dans certains cas, un patronyme pourra être retrouvé grâce à l’ADN-Y, et il deviendra possible de compléter la généalogie d’une lignée qui aura changé de patronyme.
Deux dimensions de l’ADN-Y individuel sont examinées pour caractériser l’ADN-Y. La première dimension comprend une signature reposant sur les répétitions courtes en tandem ou STR (de l’anglais, Short Tandem Repeat). La seconde dimension concerne la caractérisation du polymorphisme profond reposant sur l’identification de mutations singulières (SNP); cette caractérisation permet de connaître l’haplogroupe et le sousclade de l’ADN étudié.
Le Tableau 1 présente la signature Beaugrand-Champagne reposant sur 12 marqueurs qui est la signature ADN-Y minimale utilisée en G/ADN. Un marqueur correspond à une zone bien délimitée et spécifique d’un brin d’ADN du chromosome Y où la compagnie qui a procédé au test a effectué une lecture du nombre de répétitions d’un motif particulier qui s’y trouvait. L’alphabet de l’ADN est composé de quatre lettres A, C, G, T qui correspondent aux bases Adénine (A), Cytosine (C), Guanine (G) et Tyrosine (T). Ainsi, en ce qui regarde l’haplotype du Tableau 1, dans la région du marqueur DYS-19, le motif TAGA, une séquence courte composée des bases Tyrosine (T), Adénine (A), Guanine (G) et Adénine (A), a été trouvée 14 fois. Au marqueur DYS-390, le tandem (TCTA) (TCTG) a été dénombré 25 fois. Pour chacun des marqueurs composant une signature, la compagnie qui effectue le test recherche donc un motif particulier qui est indiqué au Tableau 1. La valeur que prend le marqueur correspond au nombre de fois où ce motif particulier y aura été trouvé. La valeur obtenue peut varier à l’intérieur d’une fourchette dont les limites sont connues empiriquement. Ainsi, au marqueur DYS-19, le motif TAGA est normalement rencontré entre 10 et 19 fois; au marqueur DYS-390, le motif en tandem (TCTA) (TCTG) est normalement rencontré entre 17 et 28 fois. Un test d’ADN fournit des valeurs pour 12, 25, 37 ou d’avantage de ces marqueurs. Les 12 premiers marqueurs furent historiquement choisis à cause de leur taux de mutation faible ou moyen. En effet, l’ADN-Y de ces zones n’est l’objet de mutations que rarement dans une période généalogique. Ainsi, la probabilité que DYS-19 soit l’objet d’une mutation est d’environ 1,51 fois par mille générations. Cette probabilité est plus élevée pour DYS-390, avec environ 3,11 mutations par mille générations. Il en est de même pour les 10 autres marqueurs, chacun possédant un taux de mutation par génération qui est indiqué au Tableau 1.
L’autre dimension permettant de caractériser une signature ADN-Y concerne son polymorphisme profond. Il est reflété par la présence de mutations singulières appelées SNP, pour Singular Nucleotide Polymorphisms en anglais. Un SNP correspond à la mutation d’une base singulière, localisée à un endroit précis de la séquence d’ADN. Ainsi, le SNP peut impliquer une substitution d’une base par une autre, une délétion de la base qui devrait s’y trouver, ou encore une insertion d’une nouvelle base à un endroit précis de la chaîne d’ADN composant le chromosome Y. Une fois ces mutations SNP en place dans l’ADN-Y, elles ne se défont que très rarement et elles sont intégralement transmises de père en fils, de génération en génération, caractérisant ainsi les lignées d’hommes.
Les généticiens, en examinant la composition des divers haplotypes qui deviennent connus sont en mesure de reconnaître plusieurs grandes familles d’haplotypes, appelées «haplogroupes ». La notion d’haplogroupe est l’équivalent du genre dans une taxonomie. Ils ont construit une taxonomie qui reflète le plus parcimonieusement possible la phylogénèse des divers haplogroupes les uns par rapport aux autres. La phylogenèse est l’équivalent de la descendance généalogique mais pour des regroupements d’haplotypes qui partagent certaines caractéristiques communes et se distinguent des autres regroupements par d’autres caractéristiques. Le généalogiste peut donc avoir recours à une taxonomie reposant sur les SNP pour déterminer à quel haplogroupe appartient un ADN-Y.
Pour l’identification de la signature ADN-Y de l’ancêtre des Beaugrand-Champagne nous avons utilisé des signatures d’hommes qui avaient déjà fait décrire leur ADN-Y auprès de la compagnie Family Tree DNA [5] et dont la descendance de Jean Beaugrand-Champagne était avérée sur le plan documentaire. Ces trois premiers étaient de la branche d’Antoine, à savoir Florent, Jacques fils de Florent, et Troy. Deux autres participants furent recrutés de la branche de Pierre-Simon et invités à faire décrire leur ADN-Y auprès de la compagnie FTDNA. Il s’agit de Raymond et Pierre. La Figure 1 résume les liens de descendance et de parenté des cinq hommes qui servirent à la présente étude. Les prénoms de ceux qui ont fourni un échantillon d’ADN sont marqués de l’astérisque. La descendance respective de chacun sur le plan documentaire fut vérifiée par le premier auteur et est présentée en annexe.
Les résultats indiquent que les cinq hommes Beaugrand-Champagne testés dans le cadre de la présente étude possèdent exactement les mêmes valeurs STR aux 12 marqueurs du test ADN-Y de base (Tableau 1), partageant ainsi le même haplotype [6].
En plus de la signature reposant sur les STR, nous avons obtenu de FTDNA la caractérisation du polymorphisme profond de l’ADN-Y pour un représentant de chacune des deux lignées. L’ADN de Raymond servit pour la lignée de Pierre-Simon et celui de Jacques pour la lignée d’Antoine. La caractérisation a été faite pour les SNP reconnus comme jouant un rôle classificatoire au 4 juin 2009 dans la version 4.22 de la taxonomie de l’ADN-Y établie par la Société Internationale de Généalogie Génétique [7].
Les résultats indiquent que l’ADN-Y des représentants de chacune des deux lignées appartient au même haplogroupe et au même sousclade, à savoir le R1b1b2a1a2d3* (forme abrégée : R-L2*) [8]. Leur l’ADN-Y possède le SNP U152/ S28 et, plus en aval, le L2/S139. L’haplogroupe d’appartenance de chacun des hommes Beaugrand-Champagne de cette étude avait en premier lieu été estimé algorithmiquement par FTDNA sur la base des STR (et non des SNP); tous s’étaient avérés appartenir à l’haplogroupe R1b1b2.
Le fait que les échantillons d’ADN-Y fournis par Raymond pour la lignée Pierre-Simon et par Jacques, pour la lignée d’Antoine, appartiennent au même sousclade laisse supposer que les autres signatures du présent projet appartiennent aussi au sousclade R-L2*, ce que nous allons assumer. La détermination du sousclade à partir du polymorphisme profond des SNP vient donc de valider la parenté STR entre des signatures ADN-Y. En effet, il est maintenant reconnu que deux signatures peuvent parfaitement coïncider sur les 12 premiers marqueurs STR tout en appartenant à des sousclades différents de l’haplogroupe R1b1b2.
L’haplotype modal des R1b1b2, aussi désigné par haplotype modal de l’Atlantique de l’Ouest (WAMH: pour Western Atlantic Modal Haplotype en anglais), est la signature STR la plus fréquemment rencontrée chez les hommes R1b1b2 originaires de l’Europe de l’Ouest. L’ancêtre dont descendent les européens R1b1b2 possédait probablement une signature STR très proche de celle du WAMH/R1b1b2, sinon identique. Il était important de s’assurer dans la présente étude que l’haplotype modal dégagé pour les hommes Beaugrand-Champagne fut distinguable de celui du WAMH/R1b1b2. En effet, il arrive assez fréquemment que des signatures R1b1b2 reposant uniquement sur 12 marqueurs se révèlent identiques à celle de la signature modale de leur haplogroupe. Le fait que deux signatures coïncident parfaitement entre elles sur 12 marqueurs ne peut alors pas être attribuable à une parenté récente. Il faut alors augmenter le nombre de marqueurs pour permettre aux signatures étudiées de se différencier de la signature modale de leur haplogroupe. L’haplotype Beaugrand-Champagne et l’haplotype modal R1b1b2 du Tableau 1 présentent des différences sur quatre marqueurs, dont un écart de deux unités sur un marqueur lent, le DYS-439. Trois autres différences sont présentes sur des marqueurs à taux de mutation moyens, les marqueurs DYS-385, DYS390 et DYS391. La parenté entre la signature Beaugrand-Champagne et celle de la signature modale des R1b1b2 est donc loin d’être récente, pouvant correspondre à plusieurs milliers d’années.
Deux signatures identiques qui sont éloignées de la signature modale de leur haplogroupe partagent fort probablement un ancêtre commun qui a vécu récemment ou assez récemment.
Les signatures de Pierre et Raymond partagent le même haplotype et la recherche documentaire montre que leur ancêtre commun le plus récent (ACPR; en anglais: MRCA pour Most Recent Common Ancestor) est Pierre-Simon. Il en est de même pour les signatures de Troy et de Jacques (ou de Florent). Pour ces derniers, la recherche documentaire montre que Jean-Baptiste, père de Jean-Baptiste et de Norbert, est leur ACPR. Or, les deux branches de Beaugrand-Champagne, celles de Pierre-Simon et d’Antoine possèdent aussi un ACPR en la personne de Jean-Baptiste, fils de l’ancêtre Jean, premier arrivant.
Jean-Baptiste était-il le fils biologique de l’ancêtre Jean? Nous ne pouvons pas répondre à cette question sur le plan génétique. Nous pouvons cependant raisonnablement assumer que Jean-Baptiste était effectivement le fils biologique de l’ancêtre Jean Beaugrand-dit-Champagne. L’haplotype Beaugrand-Champagne présenté au Tableau 1 serait alors celui de l’ancêtre Jean Beaugrand, débarqué à Québec en 1665 avec le Régiment de Carignan.
Utilisant cette signature Beaugrand-Champagne comme modèle d’exploration, il sera dorénavant possible de retrouver des apparentés génétiques en Europe, et particulièrement en France. Ainsi, en identifiant des cousins européens, il sera peut-être possible de répondre à certaines interrogations qui demeurent en suspens au sujet de l’ancêtre, en particulier en ce qui concerne son véritable patronyme et ses origines régionales. Cette signature pourra aussi servir de phare généalogique pour tous ceux et celles [9] qui posent l’hypothèse d’une descendance de l’ancêtre Jean Beaugrand-dit-Champagne ou qui ne savent pas à quelle branche de Beaugrand ou de Champagne ils ou elles appartiennent.
Sur les origines ancestrales des cinq hommes impliqués dans la présente étude, nous savons que leur haplotype R1b1b2-L2* est d’origine européenne occidentale. Dans la taxonomie courante de ISOGG, L2 se trouve emboîté dans le taxon défini par le U152/S28 dont ont connait l’âge approximatif et la distribution géographique en Europe. La mutation U152/S28 serait apparue chez un européen occidental il y a environ 3 à 5 milliers d’années, sûrement après le paroxysme glacial. Il n’est pas encore clairement établi si l’ancêtre des R1b1b2 a passé la dernière glaciation dans un refuge européen ou s’il a pénétré en Europe après la dernière grande glaciation, en provenance d’Eurasie, du Moyen-Orient ou d’Anatolie. Bien qu’il se dégage un consensus pour associer U152/S28 à la culture Hallstatt et La Tène, une confirmation venant de l’anthropologie génétique serait la bienvenue pour appuyer l’hypothèse qu’ils contribuèrent aux Celtes alpins ou même italiques [10]. Quant aux L2, nous n’avons pour l’instant aucun indice sur les tribus ou peuples européens auxquels ils ont contribués depuis le début de notre ère. Les cas de L2 répertoriés à ce jour rapportent des racines ancestrales en Italie du Nord, en Suisse, en Allemagne (Rhénanie), un peu en Belgique et en France, de même que sur la côte Est de l’Angleterre.
Figure 1. Réseau de parenté des cinq hommes Beaugrand-Champagne qui ont fourni l’ADN-Y ayant servi dans la présente étude. Les prénoms de ceux dont l’ADN-Y a été décrit sont marqués de l’astérisque; le numéro de leur trousse chez FTDNA est indiqué. La descendance de chacun d’eux depuis l’ancêtre Jean se trouve en annexe.
Tableau 1.
(a) Haplotype STR des hommes Beaugrand-Champagne de la présente étude. Les cinq participants possèdent exactement la même signature sur 12 marqueurs. Pour des fins de la comparaison, l’haplotype modal WAHM/R1b1b2 est aussi présenté.
(b) Pour chacun des 12 marqueurs concernés, sont présentés le motif STR qui y est lu par FTDNA, la fourchette limite pour les valeurs minimale et maximale, de même que le taux de mutation par génération connu à ce jour. D’après: *) Butler, J.M. & Reeder, D.J. (2009). Short Tandem Repeat DNA Internet Database, Summary List of Y Chromosome STR Loci and Available Fact Sheets:http://www.cstl.nist.gov/biotech/strbase/ystr_fact.htm
**) Chandler, J.F. (2006) Estimating Per-Locus Mutation Rates. J. Genetic Genealogy, 2, 27-33. http://www.jogg.info/22/Chandler.pdf
Annexe
Descendance des hommes Beaugrand-dit-Champagne de la présente étude.
Pierre; Trousse FTDNA #142367
Yvon Champagne et « privé », Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, Montréal, 1 juillet 1955; BMS2000#8292571
Alphonse Champagne et Berthe Mongrain, Saint-Clément-de-Viauville, Montréal, 28 juillet 1926; BMS2000#8104239
Hubert Beaugrand Champagne et Delphine Desjardins Thouin, Saint-Pierre de Sorel, 24 avril 1883; BMS2000#6545444
Joseph Beaugrand Champagne et Angèle Péloquin, Saint-Pierre de Sorel, 28 octobre 1856; BMS2000#6545448
Édouard Beaugrand Champagne et Séraphine Piette Trempe, Sainte Geneviève de Berthier, 31 janvier 1826; BMS2000#6628635
Alexis Pierre Beaugrand Champagne et Josèphe Vandal, Sorel, 8 février 1790; PRDH#355620
Alexis Beaugrand Champagne et Marie Anne Hénault Lafrenière dit Canada, Berthier-en-Haut, 2 février 1761; PRDH#37704
Pierre-Simon Beaugrand Champagne et Marie Josèphe Duteau, L’Île-Dupas, 5 juin 1732; PRDH#80616
Jean Baptiste Beaugrand Champagne et Françoise Guignard d’Olonne, Lieu indéterminé, avant 1697; PRDH#7958
Jean Beaugrand dit Champagne et Marguerite Samson Penisson, Sorel, 1670 ou 1671; PRDH#3509
Raymond; Trousse FTDNA #142366
Elzéar Beaugrand Champagne et Lillian Flora Monty, Suncook, New Hampshire, ÉU, 1933
Antime Beaugrand Champagne et Dorilla Racicot, North-Adams, Massachusetts, ÉU, 1897
Charles Joseph Beaugrand Champagne et Philomène Miron, Lavaltrie, 11 août 1857; BMS2000#6628619
Joseph Beaugrand Champagne et Angélique Mondore, Lanoraie, 13 novembre 1832; BMS2000#6628706
Joseph Beaugrand Champagne et Marguerite Fréchette, Berthierville, 13 août 1804; Drouin, Berthierville, 1804
Louis Beaugrand Champagne et Marie Amable Ursule Généreux, Berthier-en-Haut, 21 juin 1773; PRDH#49440
Pierre Simon Beaugrand Champagne et Marie Josèphe Courrier, Berthier-en-Haut, 29 janvier 1746; PRDH#24825
Jean Baptiste Beaugrand Champagne et Françoise Guignard d’Olonne, Lieu indéterminé, avant 1697; PRDH#7958
Jean Beaugrand dit Champagne et Marguerite Samson Penisson, Sorel, 1670 ou 1671; PRDH#3509
Troy; Trousse FTDNA #77896
Robert Francis Champagne et Irene Elizabeth Shaw, Pinnebog, Michigan, 1950
Clarence Edward Champagne et Anna Muriel Thompson, Pinnebog, Michigan, 1926
John W. Champagne et Elizabeth Hebert, Pinnebog, Michigan, 1901
Norbert (Albert) Beaugrand Champagne et Emily Leneway, Port-Huron, Michigan, 1871
Jean-Baptiste Beaugrand Champagne et Madeleine Branconnier, St-Élisabeth (Co. Joliette), 10 février 1826; Drouin, Ste-Élisabeth
Jean-Baptiste Beaugrand Champagne et Geneviève Houde, Berthierville, 6 février 1804; Drouin, Berthierville
Joseph Beaugrand Champagne et Marie Geneviève Gilbert-Comtois, Berthier-en-Haut, 21 août 1775; PRDH#51836
Pierre Beaugrand Champagne et Marie Geneviève Dubord-Lafontaine, Lavaltrie, 27 octobre 1749; PRDH#27427
Antoine Beaugrand Champagne et Marie Josèphe Coutu, St-Sulpice, 29 avril 1726; PRDH#15444
Jean Baptiste Beaugrand Champagne et Françoise Guignard d’Olonne, Lieu indéterminé, avant 1697; PRDH#7958
Jean Beaugrand dit Champagne et Marguerite Samson Penisson, Sorel, 1670 ou 1671; PRDH#3509
Jacques; Trousse FTDNA #31300
Florent; Beaugrand et Albertine Savaria, Montréal, 18 octobre 1941; BMS2000#8241456 ; Trousse FTDNA #50845
Joseph Beaugrand Champagne et Éva Champigny Deslandes, Saint-Hyacinthe, 6 mai 1907; BMS2000#6207244
Napoléon (Paul) Beaugrand Champagne et Elmire Caya, Acton Vale, 27 mai 1879; BMS2000#5817849
Jean-Baptiste Beaugrand Champagne et Rose Célina Desrosiers, Saint-Félix-de-Valois, 3 mars 1851; BMS2000#6628689
Jean-Baptiste Beaugrand Champagne et Madeleine Branconnier, St-Élisabeth (Co. Joliette), 10 février 1826; Drouin, Sainte-Élisabeth, 1826
Jean-Baptiste Beaugrand Champagne et Geneviève Houde, Berthierville, 6 février 1804; Drouin, Berthierville, 1804
Joseph Beaugrand Champagne et Marie Geneviève Gilbert-Comtois, Berthier-en-Haut, 21 août 1775; PRDH#51836
Pierre Beaugrand Champagne et Marie Geneviève Dubord Lafontaine, Lavaltrie, 27 octobre 1749; PRDH#27427
Antoine Beaugrand Champagne et Marie Josèphe Coutu, Saint-Sulpice, 29 avril 1726; PRDH#15444
Jean Baptiste Beaugrand Champagne et Françoise Guignard d’Olonne, Lieu indéterminé, avant 1697; PRDH#7958
Jean Beaugrand dit Champagne et Marguerite Samson, Sorel, 1670 ou 1671; PRDH#3509
Notes
[1] L’auteur désire remercier Florent Beaugrand (Acton Vale, Québec), Troy Champagne (Michigan, ÉU), Pierre Champagne (Chicoutimi, Québec) et Raymond Beaugrand-dit-Champagne (Pennsylvanie, ÉU) pour leur aimable collaboration à la présente étude.
[2] Adresser toute correspondance par Email à Beaugrand.Jacques@UQAM.ca
[3] Kerchner: http://www.kerchner.com/deducedancestralhaplotype.htm
[4] Il existe aux ÉU et en Amérique centrale et du Sud des Beaugrand et Bogran(d) qui ne sont pas les descendants de Jean Beaugrand-dit-Champagne. Voir le projet patronymique Beaugrand à http://beaugrand.ca. Les Beaugrand de France qui ont été testés à ce jour (ceux originaires de Champagne et des Hauts de France) appartiennent tous à au autre haplogroupe que les Beaugrand-Champagne.
[5] Family Tree DNA (FTDNA): https://www.familytreedna.com/
[6] Ces résultats font partie de la base de données du Projet ADN Héritage Français à http://www.familytreedna.com/group-join.aspx?code=T86200&Group=FrenchHeritage ou
http://adnfrancais.org ainsi que du projet patronymique Beaugrand à http://www.familytreedna.com/group-join.aspx?Group=Beaugrand
[7] International Society of Genetic Genealogy (ISOGG) à http://ISOGG.org
[8] L’astérisque qui termine le label du taxon indique qu’il s’agit de la forme ancestrale, laissant ouverte la possibilité que d’autres SNP soit éventuellement découverts plus en aval, permettant ainsi de subdiviser ce sousclade.
[9] Une femme peut demander à un frère, à un père ou à un oncle paternel de fournir les cellules qui serviront au test d’ADN-Y. Les cellules sont prélevées dans la bouche en raclant l’intérieur des joues avec une petite brosse.
[10] Faux, D. (2009). http://www.davidkfaux.org/R1b1c10_Resources.pdf
Triangulation of the yDNA signature of ancestor Jean Beaugrand-dit-Champagne
This short communication concerns the identification of the Y-DNA haplotype (signature) of ancestor Jean Beaugrand-dit-Champagne through triangulation [2].
Jean Beaugrand, whose war name as a soldier was “Champagne”, came to New France in 1665 with the Regiment of Carignan. After his service, he stayed in the colony and married Marguerite Samson, a “Fille du Roi” [3]. Their son Jean-Baptiste was the only one of their children to assure their descent. Jean-Baptiste married Françoise Guignard d’Olonne and the couple had two sons, Antoine and Pierre-Simon, from who descend all Beaugrand-dit-Champagne of French-Canadian root [4]. Today, these descendants carry various surnames: Beaugrand, Beaugrand-Champagne, Beaugrand-dit-Champagne, Champagne etc. We will simply refer to them as Beaugrand-Champagne. Figure 1 shows the relatedness of the participants with ancestor Jean and among each other. The first names of the five men who had their Y-DNA tested are marked with an asterisk.
For the identification of the signature of the ancestor we have used the Y-DNA test results of five Beaugrand-Champagne men. Three of them had already been tested at FTDNA[5] but belonged to Antoine’s branch. We thus made calls on various forums and Family Newsletters and were in a position to recruit two additional participants from the alternate branch, that of Pierre-Simon. All five men had a well documented descent from ancestor Jean Beaugrand. Nonetheless, we verified this descent, systematically resorting to the original documents[6].
DNA testing on the first 12 STR markers was done by FTDNA [7] and the haplogroup was estimated algorithmically as R1b1b2 for all five participants. Moreover, for two of them, Raymond for the Pierre-Simon’s line and Jacques for Antoine’s line, the haplogroup and its subclade were SNP determined by FTDNA.
All five Beaugrand-Champagne participants showed the same STR signature based upon the first 12 markers (Panel I), shown in Table 1. For comparison purposes Table 1 also presents the modal haplotype of haplogroup R1b1b2 which is the same (for the moment) as that of the WAMH (Western Atlantic Modal Haplotype). The Beaugrand-Champagne and the R1b1b2 haplotypes differ on 4 markers. Marker DYS-439 has a low mutation rate and shows two units of difference. Other markers, DYS-385, DYS-390 and DYS-391 have moderate mutating rates. The relatedness between the Beaugrand-Champagne and modal R1b1b2 is thus far from being recent and could correspond to several thousand years.
Following the Deep Clade test, Raymond and Jacques were found belonging exactly to the same haplogroup and subclade, which is R1b1b2a1a2d3* (short form: R-L2*). Their Y-DNA possesses the S28/U152 SNP and the more downstream mutation L2/S139. It was assumed from these results that all participants shared the same haplogroup, which is R-L2* [8] The fact that all participants share the same haplotype (STR signature) and haplogroup (and subclade) confirms their relatedness. Indeed, there are known precedents from haplogroup R1b1b2 where two signatures perfectly matched on STR values but resulted in not being related when their subclade became known through SNP testing.
Figure 1. Descent of the participants from ancestor Jean and relatedness among each others. The first names of those who were Y-DNA tested are marked with an asterisk and their FTDNA kit number indicated.
Two identical signatures which are distinct from the modal of their haplogroup most probably share a common ancestor who has lived recently or quite recently.
The signatures of Pierre and Raymond share the same haplotype and their documentation shows that their Most Recent Common Ancestor (MRCA) is Pierre-Simon. Troy and Jacques (or Florent) also share the same haplotype and in their case, documentary research shows that their MRCA is Jean-Baptiste, the father of Jean-Baptiste and of Norbert. Moreover, the two lines of Beaugrand-Champagne, that of Pierre-Simon and Antoine, also share a MRCA in the person of Jean-Baptiste, the son of ancestor Jean who first established in New France.
Was Jean-Baptiste the biological son of ancestor Jean? We cannot answer this question but, based on the available documentation and on the mentality of the epoch we can reasonably assume that it was the case.
The haplotype shown in Table 1 would thus be that of ancestor Jean Beaugrand-dit-Champagne, Soldier of the Carignan Regiment.
Using this revealed signature as a model of exploration it will become possible to find European cousins, especially in France, and to answer questions which are still pending, especially concerning his original surname and region of origin. The genealogy of all descendants of Jean Beaugrand-dit-Champagne could also be augmented of by 2-4 generations of ancestors who lived in Europe before him. The identified signature could also serve in the future as a beacon for those who hypothesize that they descend from ancestor Jean Beaugrand-dit-Champagne and for those who have lost their roots through adoption or otherwise.
Concerning the ancestral origins of the five men of the present study, we now know that their haplogroup is R1b1b2-L2* and that it is of West European origin. In the current ISOGG taxonomy, L2 is nested within the S28/U152 subclade for which the approximate age and European geographical distribution are known. The S28/U152 mutation would have occurred in Western Europe 3 to 5 thousand years ago, surely after the last glacial maximum (LGM). It is not clear at this moment if ancestor R1b1b2 from which S28/U152 men descended had already populated Europe when glaciations occurred and in which European refuge, he might have spent the LGM; or if he entered Europe from the East (from Eurasia, the Middle East or Anatolia) after the end of the LGM.
It has been proposed that S28/U152 men were part of the Hallstatt and La Tène cultures and later became Alpine Celts or even Italics. However, such a hypothesis still awaits anthropological confirmation. As for R-L2, we cannot say much for the moment. The tested L2 cases report having European origins in Northern Italy, Switzerland, Germany (Upper Rhineland), Belgium and France, as well as along the Eastern coast of the British Isles.
Table 1.
Haplotype shared by the five Beaugrand-Champagne men who participated in the present study. They show the same values at each of the 12 markers composing their signature. For comparison purpose, the modal haplotype of the modal WAHM/R1b1b2 is also presented.
Acknowledgements
The following persons are thanked for their valued participation in this study: Florent Beaugrand (Acton Vale, Québec), Raymond Beaugrand-dit-Champagne (Pennsylvania, USA), Troy Champagne (Michigan, USA) and Pierre Champagne (Chicoutimi, Québec).
Declaration
The full consent of all participants was obtained.
Notes
[1] Corresponding author: Beaugrand.Jacques@UQAM.CA
[2] « Triangulation » according to Kerchner: http://www.kerchner.com/deducedancestralhaplotype.htm
[3] About King’s daughters: http://www.fillesduroi.org/Daughters/daughters.html
[4] There are Beaugrand, Bogran(d) in North, Central (including the Caribbean) and South Americas who have other origins (see the Beaugrand-surname project at FTDNA). Moreover, most people carrying the Champagne surname have other ancestors than Antoine and Pierre-Simon Beaugrand-Champagne.
[5] Family Tree DNA (FTDNA): https://www.familytreedna.com/
[6] The PRDH, BMS2000 or Ancestry.ca, were used to locate vital records; each copy of the original was then examined in the Drouin collection. The ancestry of each participant is available upon request to the first author.
[7] These results are part of the French Heritage DNA project: http://frenchdna.org
[8] The asterisk at the end of the label indicates that it is the ancestral form and that eventual discovery of further SNPs could allow further splitting of the subclade.
Le chromosome Y des BEAUGRAND-CHAMPAGNE appartient à l'haplogroupe R-BY33606
Les hommes Beaugrand-Champagne possèdent un chromosome Y qui appartient à l'haplogroupe R-BY33606. La compagnie de tests ADN ''Family Tree DNA'' a établi une arborescence représentant la différentiation ou séparation de notre lignée d'hommes des autres lignées apparentées dans un horizon ancestral d'un millier d'années. Cette arborescence est présentée sur la Figure annexée. La seule lignée d'homme apparentée relativement récemment partage un ancêtre commun avec nous (appelé R-Y34426) qui aurait vécu vers 321 de notre ère. De cet ancêtre commun probablement celte Belgae sont nées deux branches connues ou révélées par le test Big-Y de FTDNA: celle conduisant aux anglais appelés les WELLS (et GREENWELLS) et celle conduisant à la nôtre, celle des BEAUGRAND-CHAMPAGNE. Il y en a eu probablement d'autres mais elles ne sont pas connues pour l'instant.


