dimanche 15 février 2026

Signature manuscrite de Jean BEAUGRAND

 Voici la signature manuscrite de Jean BEAUGRAND


Il signe Jean ou Gean BOUGEREN.
  
Il en existe une autre où il insère un 'u' après le g comme pour signaler que ce g est guttural et non prononcé comme un j. 

Le notaire mentionne son nom comme étant Jean BOUGARAN.

À la recherche des ancêtres patrilinéaires de Jean Beaugrand-Champagne

 

À la recherche des ancêtres patrilinéaires de Gean Beaugrand-Champagne


Notre chromosome Y est une véritable archive pouvant révéler l’histoire de notre lignée d’hommes.  L’ADN formant le chromosome Y est transmis de père en fils. A l’occasion, une nouvelle mutation se produira qui viendra s’ajouter à celles déjà accumulées et l’ensemble sera transmis héréditairement aux descendants masculins.

Ces mutations ponctuelles sont appelées des SNP pour, en anglais, <Singular Nucleotic Polymorphism>.  Pour en savoir davantage sur les SNP, lire  http://bit.ly/2fSG9Rq Au cours de l’histoire phylogénétique (Note 1) du chromosome Y d’une lignée d’hommes comme celle des Beaugrand-Champagne, ces SNP se sont produits dans un ordre qu’il est possible de reconstituer en alignant les signatures SNP trouvées auprès d’hommes appartenant à différentes lignées. Cet ordre d’apparition révèle ainsi l’histoire phylogénétique de l’ADN-Y d’une ou de plusieurs branches d’hommes qui partagent ces SNP. L’arbre phylogénétique des différents ADN du chromosome Y repose sur cet ordre d’apparition des SNP, et sert à définir l’haplogroupe auquel un ADN-Y particulier appartient.  Un exemple d’arbre phylogénétique, avec la position des hommes Beaugrand-Champagne, peut être visualisé en ligne à https://bit.ly/3m5nKSQ
Les Beaugrand-Champagne (BC) se trouvent dans le bloc BY3616. Dans cette arborescence phylogénétique (ou cladistique), le chromosome Y de Raymond BC est représenté par la feuille verte YF79919 et le mien par la feuille YF09590. Pour rappel, Raymond est de la branche de Pierre-Simon et je suis de la branche d’Antoine. Au total, 18 générations nous séparent de notre ancêtre commun le plus récent (ACPR), nommément Jean BC, fils de Gean et Marguerite Samson. Et pourtant, au cours de ces 18 événements générationnels nos deux chromosomes Y sont demeurés identiques, à l’exception de deux SNP personnels qui serviront peut-être éventuellement à distinguer nos deux branches généalogiques respectives. Je reviendrai sur ce sujet dans une autre rubrique.
Le chromosome Y des BC appartient donc à l’haplogroupe R-Y109619. L’arbre illustré à https://bit.ly/3m5nKSQ est extrêmement touffu et c’est difficile de situer la position d’une branche d’hommes. Heureusement, notre position dans l’arbre peut être résumée par un « parcours » phylogénétique (ou cladistique) qui débute en Afrique avec les grands primates et qui se rend jusqu’à nous. Voici notre « branche », à savoir le parcours phylogénétique qui a été suivi par nos ancêtres jusqu’à nous.

 [Premiers hommes] > A0T-A2752 > A1-L985 >A1b-Z11900 >BT-M9379 >CT-CTS11575 > CF-PF2723 >F-CTS11726 > GHIJK-M3684 > HIJK-PF3494 > IJK-PF3497 > K-PF5459 > K2-PF5979 > K2b-PF5990> P-PF5850 > P-M1254> P-PF5867> P-P337> P-P284> P-P226 > R-L248 > R-Y482> R1-F211> R1b-PF6090 >R-L754> R-L389> R-P297> R-M269> R-L23> R-L51> R-L52> R-L151> R-P312> R-U152 > R-L2 > R-Z49 > R-Z142 > S7402 (Z150) > R-BY3616 (L552) > R-Y109619 (nous)

Chaque étape dans ce parcours représente un homme qui a été notre ancêtre. Dans ce parcours, le signe > correspond à une descendance. Ainsi « A1-L985 > A1b-Z11900 > BT-M9379 » signifie qu’un homme appartenant à l’haplogroupe A1-L985 est l’ancêtre d’un homme appartenant l’haplogroupe A1b-Z11900 et que A1b-Z11900 est le descendant de A1-L985. A1b est également l’ancêtre de BT. BT descend de A1b. La descendance n’implique pas être le fils de l’ancêtre mais plutôt être un descendant de celui-ci.
La notation de chacune des étapes de ce parcours comprend d’abord le label de l’haplogroupe majeur d’appartenance de cette étape, suivi du label du SNP qui sert de critère pour appartenir à cet haplogroupe ou à une subdivision de cet haplogroupe. Ainsi, le chromosome Y des BC est noté « R-Y109619 », signifiant que notre chromosome Y appartient à l’haplogroupe majeur R et à la subdivision –appelée sousclade– Y109619 de cet haplogroupe.

Plusieurs lignées d’hommes partagent le même parcours depuis les origines en Afrique jusqu’à un certain homme ou SNP dans le parcours, pour ensuite bifurquer de la branche commune à un SNP particulier pour former un parcours ou une branche spécifique. Ainsi, les Perreault (à Pierre) et les Soucy se séparent de notre branche commune au SNP S7402, et les Belhumeur quittent notre  branche au SNP Z142.  Plus près de nous, des Greenwell (d’Angleterre) et Quévillon (de France) partagent avec nous la branche commune jusqu’au SNP BY3616.  C’est donc dire que ces lignées d’hommes étaient fusionnées en une seule branche humaine qui était aussi la nôtre. Nous partageons donc en commun tous les ancêtres du tronc commun jusqu’au point où notre branche s’est écartée de leurs branches.
Mais cette séparation s’est faite bien avant l’apparition et la consolidation des noms de famille en Europe.  Pour vous donner une idée, l’ancêtre commun entre nous, les Greenwell et les Quévillon aurait vécu il y a environ 2,000 ans, à l’époque de la conquête romaine. Nous ne sommes donc pas parents dans un horizon généalogique.

Le parcours phylogénétique de notre lignée peut être traduit en un trajet approximatif sur le plan géographique.  Pour ce faire, il faut connaître la distribution géographique des divers types d’ADN-Y, quelles <ethnies> le possédaient, tenir compte des jalons archéologiques fournis par l’ADN ancien et des contraintes géographiques (montagnes, mers, &c). Il est ainsi possible de dégager un trajet vraisemblable de peuplement de nos ancêtres patrilinéaires depuis l’Afrique jusqu’à nous. 

Ce trajet peut être généré en ligne en allant à  https://bit.ly/38TCHBE et en saisissant, en haut de la page, la valeur BY33606 (qui est un SNP synonyme du SNP Y109619), et en sélectionnant le signe mâle puis en pesant sur Go.  Le trajet sera alors généré.  Il devrait ressembler à la Figure 1.1.


Les SNP listés sur cette figure (ou simulation de peuplement) peuvent être différents de ceux qui font partie du parcours que j’ai présenté plus haut.  Ce sont cependant des SNP synonymes, qui varient selon les plateformes qui analysent les résultats des tests d’ADN-Y.

Ce trajet se termine au point jaune,  au Moyen-âge, et apparemment en Champagne (France). Après tout qui oserait penser que notre ancêtre Gean Beaugrand-Champagne ne venait pas de Champagne ? 

Que peut-on inférer de ce trajet de peuplement ou de migration sans tomber dans le romantisme tribal ou ancestral ?
D’abord, que nos ancêtres ont été pour au moins 95% de leur histoire et parcours — pour toute la durée du Paléolithique — des cueilleurs-chasseurs, et des nomades. Ils sont partis d’Afrique et, de génération en génération,  ont migré vers le Nord jusqu’en Sibérie et en Asie occidentale. Ils y ont probablement chassé le mammouth et d’autres grands mammifères aujourd’hui éteints. Ils avaient probablement les yeux bridés et la peau brune et se sont croisés avec l’homme de Néandertal qui leur a transmis la peau claire et la possibilité d’avoir les yeux bleus. Durant la plus récente glaciation, leurs descendants se sont probablement réfugiés plus au Sud pour ensuite peupler, au Mésolithique, la steppe pontique (R-L389 à R-L23). Au Néolithique ils pratiquaient le pastoralisme et étaient devenus éleveurs de chevaux, de bœufs et d’ovins. Cette civilisation est celle de la culture Yamna. Ce sont eux qui inventèrent la roue et la charrette, qui domestiquèrent le cheval et le bœuf. Les éleveurs et guerriers Yamna se déplaçaient à cheval. Ils enterraient leurs morts dans des sépultures individuelles, en fosse.  Il débutèrent la métallurgie. Pour en savoir davantage sur la civilisation Yamna, lire http://bit.ly/2IpKqZM

Plusieurs études récentes reposant sur l’ADN ancien supportent l’hypothèse que les Yamna venant de la Steppe pontique seraient à l’origine de la culture de la céramique cordée qui s’est établie à l’ouest du Danube (SNP R-L51 et R-L52 dans le parcours de SNP). Lire: https://bit.ly/3eRHNCY


Certains de ces derniers formèrent des groupes de cavaliers à la hache de combat et envahirent l’Europe occidentale au début du 3e millénaire avant notre ère. En deux siècles, ils remplacèrent les hommes locaux, ne conservant que leurs femmes. Nous le savons par l’ADN mitochondrial transmis uniquement par les femmes. L’ADN du chromosome Y des autochtones a presque disparu chez les hommes alors que l’ADN mitochondrial est demeuré le même. Ce remplacement de la composition de la population autochtone, composée essentiellement de cueilleurs-chasseurs et d’agriculteurs, a été mis en évidence en Grande Bretagne, en France orientale et en péninsule ibérique (Lire le livre de David Reich:  https://bit.ly/3p0Bjny à ce sujet). Nous ne savons pas encore comment se fit ce brusque <remplacement>, à savoir par des massacres ou autrement. C’est à suivre.

La chaîne de SNP U152>L2>Z49>Z142>Z150 de la fin du parcours des hommes Beaugrand-Champagne se développa chez nos ancêtres au Néolithique en Europe. Les hommes qui possédaient ces SNP étaient des descendants des cavaliers envahisseurs. Ces SNP sont caractéristiques de certains descendants de la culture Hallstatt, puis de La Tène, qui donnèrent lieu aux Celtes alpins au Nord de l’Italie, entre la Bavière actuelle, l’Autriche et la Suisse. La Figure 3-1 illustre la région où se sont développées les cultures Hallstatt et La Tène. Pour en savoir davantage sur ces cultures, lire: https://bit.ly/3tAOHjR


De nombreuses tribus sont issues ou participèrent à la culture Hallstatt, puis à celle qui lui succéda, celle de La-Tène. Ces tribus contribuèrent à l’expansion du monde celte qui s’étendit de l’Europe occidentale jusqu’en Asie et au Nord jusqu’en Scandinavie.

Les hommes possédant les SNP U152>L2 sont particulièrement présents de nos jours dans la région de la Specia et de Massa (au Sud-Est de Bologne), de même que de Trévise (près de Venise) où ils y représentent respectivement 67% et 80% de tous les U152. Ces villes sont indiquées sur la Figure 4-1. Il est donc possible qu’un de nos ancêtres ait vécu dans ces régions qui formaient à l’époque la Gaule cisalpine du Nord de l’Italie. Après de nombreux conflits avec leurs voisins romains, les gaulois cisalpins furent définitivement défaits près de Mutina (actuelle Modène) et leur territoire devient alors une province romaine, la Gaule cisalpine, qu’administra Jules César. C’est parmi ces celtes fraîchement conquis que ce dernier puisa une grande partie de ses légionnaires pour partir à la conquête de la Gaule transalpine et de la (Grande) Bretagne. À la fin de leur service comme légionnaires, les soldats qui le souhaitaient recevaient un lot de terre pour s’y établir. C’est peut-être ainsi qu’un de nos ancêtres patrilinéaires s’est retrouvé en Europe occidentale, en Gaule romaine ou en Bretagne romaine. Notre ancêtre a pu être un enfant engendré par un légionnaire en pays occupé, ou même avoir été un esclave.


Il faudra attendre les découvertes faites par l’archéologie génétique pour en savoir davantage sur nos ancêtres. Maintenant que nous connaissons bien la génétique du chromosome Y de nos ancêtres patrilinéaires, l’archéologie génétique pourra nous révéler l’appartenance « tribale » de certains de nos ancêtres et leur trajet de peuplement jusqu’en Europe occidentale.

L’étude du chromosome Y des sépultures anciennes commence à livrer des résultats assez surprenants. Ainsi, la recherche génomique faite par Margaryan et al. (2020) (2) nous révèle qu’un Viking enseveli en Suède, à Varnhem, entre les 10 et 12e siècle possédait les mêmes SNP que les hommes de notre lignée. Cette région avait apparemment été peuplée par des celtes germaniques, les Teutons ( https://bit.ly/2QFp1o7 ). J’attends donc la publication des résultats du séquençage complet de son chromosome Y pour calculer à quelle époque a vécu notre ancêtre commun.

Parallèlement au fait de suivre attentivement ce qui se publie en archéogénétique, ma recherche de signatures ADN-Y concordantes avec la nôtre se poursuit mais c’est devenu difficile étant donné l’interdiction des tests ADN en France.
Nous savons que les Beaugrand de la région du Pas de Calais et du Limousin en France n’ont pas les mêmes origines que nous. Le site du projet Beaugrand à FTDNA (à http://bit.ly/1MyFBMm ) montre de plus que les signatures de plusieurs lignées de Beaugrand / Bogran ne concordent pas avec la nôtre.
Le fait que notre ancêtre Gean signait Bougeren et Bougueren et non Beaugrand me suggère fortement que son nom de famille n’était pas Beaugrand, un nom bien établi en France à son époque. Je tente donc depuis plus d’une décennie de connaître la signature ADN-Y d’hommes Bougaran (de Bretagne) et Bougeren (de Flandres) en leur offrant des tests gratuits, mais sans succès jusqu’ici. J’en suis rendu à leur offrir une récompense si un « match » se produisait. Or, les français et belges demeurent très craintifs et suspicieux à l’égard des tests ADN.

Jacques Beaugrand, Ph.D.
30 mars 2021
beaugrand.jacques@uqam.ca


Notes:
(1) La phylogenèse est le processus par lequel les organismes vivants donnent lieu à des descendants qui sont différents d’eux. Ainsi, les oiseaux sont les descendants d’une espèce de dinosaure. Dans le cas de l’ADN du chromosome Y, c’est l’équivalent de la généalogie des SNP à travers les lignées d’hommes. Pour en savoir davantage sur la Phylogénétique moléculaire, lire https://bit.ly/399jDAf
(2) Margaryan et al. (2020). Population genomics of the Viking world. Nature, 585, pp 390–396.


 

Possibles baptistères de Jean BEAUGRAND

Jusqu'ici la généalogie documentaire n'a pas réussi à fournir des indices précis sur les origines de notre ancêtre Gean BOUGEREN. Au Québec, les registres paroissiaux concernant son mariage, sa sépulture et celle de son fils Charles et sa fille Marie semblent avoir été perdus.
En France, le roll des engagés du Régiment de Carignan-Salières n'a toujours pas été trouvé. Ces documents auraient pu nous révéler sa province ou sa ville d'origine, voir les noms de ses parents. Selon les âges fournis aux divers recensements, Gean BOUGEREN serait né en fin de 1640 ou en 1641. Peut-être 1642.
J'ai fouillé les registres paroissiaux de France et de Belgique et cela m'a permis de trouver 1 baptême d'un Jean Beaugrand né en 1641 à Saint-Germain en Laye (près de Paris). Un second baptistère m'a été rapporté par Raymond BC pour l'année suivante, 1642 à Troyes, en Champagne.
Étant donné que Gean signait BOUGEREN et non BEAUGRAND, j'ai aussi cherché dans les registres français pour des baptêmes BOUGEREN et plusieurs variantes pour les années 1640 à 1642 et j'ai trouvé le baptême de Johannes BOUGARAN, né le 21 novembre 1640 à Ploudalmézeau, Bretagne.
Ces trois enregistrements ont été présentés sur ce forum le 27 février dernier. Ces documents sont rangés sous la rubrique <Documents historiques> qui peuvent être sélectionnés dans l'encadré intitulé <Sujets populaires dans les publications> à droite de la présente page Face Book.
À l'époque j'ai cherché d'autres enregistrements BMS concernant ce Jean BOUGARAN. Je n'ai trouvé aucune trace de lui après son baptême: pas de mariage, ni de baptêmes d'enfants, ni de sépulture. Il est donc possible que ce Gean se soit enrôlé au Régiment de Carignan-Salière.
Je réalise en écrivant ces lignes que ces recherches ont été faites à l'époque où les registres d'état civil de même que les BMS religieux (Baptêmes, Mariages, Sépultures) n'avaient pas encore été entièrement numérisés et enregistrés dans des bases de données (BDD) publiques et accessibles en ligne.
J'invite donc les membres du présent groupe qui s'intéressent à leurs origines à se lancer à la recherche des traces de l'ancêtre Gean et à fouiller les BDD de généalogie et de manuscrits qui existent dorénavant en France et au Québec.
Peut-être allons-nous découvrir des choses intéressantes et plus précises que ce que nous savons jusqu'à présent.
Les membres intéressés par des recherches généalogiques en France peuvent consulter le site
Tenez-nous au courant de vos découvertes !
L'intérêt de publier sur ce site Face Book est qu'il servira d'archive de nos découvertes et connaissances pour ceux qui nous survivront.


Les documents

Voici le baptistère de Gean/Jean/Joannes BOUGARAN. Il me semble le plus probable. L'original est en Latin. Il a été traduit pas des spécialistes en écriture ancienne de France. Je joins aussi l'enregistrement qui lui correspond dans la BDD généalogique de geneanet.com





















========================================================================

Jean Beaugrand né à Troyes, Champagne, France.

À Troyes en Champagne, France, baptême de Jean Beaugrand, né 13 novembre 1642. Ses parents étaient Ednée Beaugrand et Thiénette Michelin.


=================================================================

À St-Germain-en-Laye en France.
============================================================

Jean de BEAUGRAND Né le 29 janvier 1643 - Saint Jean de Bonneval, Aube, Champagne (non loin de Troyes)




===============================================================
Jean BEAUGRAND Né le 25 mars 1640 - Cossé-le-Vivien, 53230, Mayenne, Pays de la Loire, FRANCE




=====
=========================================================

Jean BEAUGRAND Né le 26 février 1640 - Mons-en-Montois, 77520,
Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE

============================================================

MON AVIS:

J'éliminerais tous ceux qui portent le nom de BEAUGRAND à la naissance.
Notre ancêtre signait BOUGARAN, et NON BEAUGRAND. 
C'est impensable qu'un français de France oublie que son nom de famille est BEAUGRAND, BEAU et GRAND!

Il n'aurait pas ajouté un U après le G pour en assurer la prononciation si son nom de famille avait été BEAUGRAND. 

Mon choix, à ce jour, se porte sur Joannes BOUGARAN né en Bretagne en 1641. 
--BOUGEREN est une variante de BOUGARAN.
--Sa fille Marie-Anne porte le nom de sa mère Anne (KERSCAVEN). C'était la tradition que de donner le prénom de la grand-mère paternelle à la fille ainée. 


 







Mon ancêtre Jean, devant notaire, signait Jean BOUGARAN et Jean BOUGUERAN. Et NON BEAUGRAND

Mon ancêtre Jean, devant notaire, signait Jean BOUGARAN et Jean BOUGUERAN. Il ne signait jamais BEAUGRAND, bien que ce nom de famille soit bien connu à cette époque en France. Le nom de famille a graduellement glissé vers BEAUGRAND (dit CHAMPAGNE). J'ai trouvé un baptistère d'un Joannes BOUGARAN né en novembre 1640 à Ploudalmézeau.
C'est donc possible que ce Jean soit l'ancêtre de ma lignée d'hommes.
L'ADN pourrait en décider. Si un homme BOUGARAN de Ploudalmézeau découvrait que sa signature ADN-Y (ADN du chromosome Y possédé par les hommes et transmis de père en fils) était la même que la mienne, ce serait une évidence probante que nous appartenons à la même lignée d'hommes.

20260215 / pjb

mercredi 31 mars 2021

Que savons-nous de Jean Beaugrand/Bougaran?

  1. Il signait Bougeren, puis Bougueren.  
  2. Selon le livre de bord du navire la PAIX, Jean Bougueron est débarqué à Québec le 18 août 1665. Ce même livre de bord atteste que sur ce même navire, se trouvaient (en tout ou en partie) les compagnies de Contrecoeur, de Saurel, de Maximy et de La Colonelle.
    Ce navire jauge 300 tonneaux, est sous la gouverne du Capitaine Étienne Guillon Sieur de Laubertière. Il avait appareillé le 13 mai 1665 en provenance du port de La Rochelle. Le navire La PAIX sombrera dans le Fleuve St Laurent lors de son retour.
  3. Le nom de guerre de Jean Bougaran était "Champagne".
  4. Au moment de son licenciement de l'armée il décide de demeurer au Canada et il s'établit sur la rive Nord du Fleuve St-Laurent dans une des seigneuries le long du Fleuve, soit Dautray, Villemur ou Berthier qui deviendront celle de Berthier. Lors du recensement de 1681 il fait partie de la seigneurie de Villemur (plus tard appelée Dautray). Il est le voisin de Jean Piet (40 ans) m: Marguerite Chemereau (30 ans).
  5. Devant Adhémar, le 1676-06-25, il signe Gean Bougeren et le notaire dans le même document écrit "En présence de Jean Bougaran-dit-Champaigne, habitant de Dautray, témoin soussigné".
  6. Le recensement de 1681 lui donne 40 ans. Il serait donc né en 1640 ou 1641 (on ne sait pas à quelle date exacte le recenseur est passé à Villemur). 
  7. Lors de ce recensement de 1681 il est en couple avec Marguerite Samson (32 ans) et il a 3 enfants: Jean 9 ans, Charles 7 ans et Marie-Anne 6 ans.
    Pour un transcription du recensement de 1681, voir https://bit.ly/3rDkFuv


    Notes:
    2021 mars 31:  J'ai repiqué ce message sur la page Face Book des Beaugrand Champagne à  https://bit.ly/3ftbXwp    


mercredi 4 avril 2012

Peter J. Gagné about Marguerite SAMSON Fille du Roi

Marguerite Samson was a Fille du Roi.

Marguerite Samson was born about 1649, though her origins in France are unknown. She came to Canada in 1670, at about age 21. Sometime in 1670 or 1671, Marguerite married Jean Beaugrand dit Champagne at Sorel. Though no marriage contract has been found, it is known that marguerite could not sign her name, but her husband could. He and Marguerite settled in the seigneurerie of D'Autray (Dautray). Son Jean was born about 1672, followed by Charles (b: 16 February 1673, Sorel) and Marie (b: 29 July 1675, Sorel). In the 1681 census, the family was living at Berthier-en-haut.  Marguerite Samson was buried 24 July 1721 at Sorel. 

Peter J. Gagné, volume 2, p. 515 in King's Daughters and Founding Mothers: The Filles du Roi, 1663-1673. 



French translation:


Marguerite était Fille du Roi.
Marguerite Samson est née vers 1649, mais ses origines en France ne sont pas connues. Elle est venue au Canada en 1670 à l'âge d'environ 21 ans. Quelque temps en 1670 ou 1671, Marguerite épousa Jean Beaugrand dit Champagne à Sorel. Bien qu'aucun contrat de mariage n'ait été trouvé, il est connu que Marguerite ne pouvait pas signer son nom mais que son mari pouvait. Lui et Marguerite se sont installés dans la seigneurerie de D'Autray (Dautray auj.). Le premier fils du couple, Jean ou Jean Baptiste, est né vers 1672, suivi par la naissance de Charles (b: 16 Février1673, Sorel) et Marie Anne (b: 29 Juillet 1675, Sorel). Au recensement de 1681, la famille vivait à Berthier-en-haut. Marguerite Samson a été enterrée le 24 Juillet 1721 à Sorel.  

Tiré de 
Peter J. Gagné, volume 2, p. 515 
Filles du Roi et les mères fondateurs: Les Filles du Roi, 1663-1673.

Note:  Elle a été ensevelie à 
l'Ile Dupas dont la paroisse à l'époque était desservie par Sorel. 

vendredi 3 juin 2011

Lieu dit BOUGAREN à Bernon, arr. de Sarzeau, Bretagne (Morbihan)

J'ai examiné à nouveau la signature manuscrite de l'ancêtre Jean BEAUGRAND-CHAMPAGNE. Il signa une première fois BOUGAR*N et la seconde BOUGUAR*N où le signe * pourrait être un e, o, ou a .. d'où Bougeran, Bougeren et Bougueron.

Dans les registres paroissiaux de Sorel et région de Berthier, le nom de BEAUGRAND pour ses descendants ne se fixe que deux générations plus tard.

Grâce à Google qui archive systématiquement les anciens documents et qui rend ces trésors disponibles sur le web, j'ai découvert qu'il existe un lieu dit le Bougaren à Bernon près de Sarzeau, arrondissement de Vannes en lande Bretonne.

Si vous examinez la carte Cassini de cette région de Bretagne http://bit.ly/leVSP9
et celui des iles de Berthier/Sorel où s'établit ce Jean (voir la carte affichée sur mon blogue Jean B. aimait la proximité de la mer*), on ne peut y trouver qu'une ressemblance. Pure coïncidence sans doute...


Ce lieu est mentionné d'intérêt archéologique dans le
BULLETIN 
ARCHÉOLOGIQUE 

DU 

COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIQUES 

ET SCIENTIFIQUES 
ANNÉE 1894

à  
http://archive.org/stream/bulletinarcheol1894fran/bulletinarcheol1894fran_djvu.txt
ou  à
http://bit.ly/10soxzP

M. Passilé, conseiller général du Morbihan, communique les résultats d'une fouille faite récemment au lieu dit le Bougaren, à Bernon près Sarzeau (arrondissement de Vannes), dans une lande où subsistent des restes de cromlechs; on a découvert 17 haches en pierre sous un monument mégalithique, dans une petite cavité pratiquée au centre d'un cercle et entourée de terre battue. Une pierre plate recouvrait la cavité qui semble avoir contenu une sépulture à incinération. Une des haches est en jadéite, percée d'un trou. La pierre qui surmontait cette cavité semble avoir fait partie d'un cromlech. Plusieurs découvertes analogues avaient été faites précédemment dans les environs de Bernon. M. Halna du Fretay remarque qu'il ne peut y avoir de doute sur la nature du monument; c'était bien une sépulture à incinération.


Un cromlech est un « cercle de pierres levées »